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Édito
« Faisons valoir la qualité de notre agriculture par une montée en gamme de nos productions »

Agriculteur à Bouville (Essonne), Frédéric Arnoult est président de l’Union de l’Essonne et administrateur de la FDSEA Île-de-France.  

« Force est de constater qu'il est nécessaire d'ajuster nos modèles économiques dans le monde agricole d'aujourd'hui, et de trouver des relais de croissance sur nos exploitations. À cette fin, il existe trois possibilités et chacun trouvera la sienne selon ce qui lui semble ­possible.

Tout d'abord, il est possible de se diversifier (transformation, accueil à la ferme, énergies renouvelables…). Le spectre est large mais les coûts nécessaires peuvent être très importants. Sans compter qu'il faut être bon en tout (production, commercialisation et communication), et que c'est souvent aussi une charge de travail supplémentaire non négligeable.

Il y a aussi la possibilité de diminuer ses charges de structures : mutualisation du matériel avec une Cuma, ce qui peut d'ailleurs permettre d'avoir accès à des technologies de pointe trop élevées financièrement en individuel, mais aussi mise en commun de moyens de production (bâtiments, etc.) et/ou de salariés, etc.

Enfin, il y a la possibilité de monter en gamme et de mieux valoriser ses productions. On pense bien sûr aux différents signes officiels de qualité chez les éleveurs (Label rouge, IGP et AOP). On pense moins, et c'est bien normal puisqu'elle est assez récente, à la certification SRP (Sans résidus de pesticides) dans la filière blé, portée par le GIE Culture raisonnée contrôlée (CRC).

Sans trop changer nos façons de faire, elle nous permet de revendiquer des blés 100 % français, avec des pratiques favorables à la biodiversité — comme le souhaitent les consommateurs — et des productions mieux rémunérées, comme cela a été défendu lors des États généraux de l'alimentation.

La montée en gamme est donc à portée de main. Pour autant, il nous reste à régler un point important, un facteur limitant. Ce type de cahier des charges, plus vertueux, nous demande de produire des blés avec des taux de protéines élevés. Mais il est très difficile aujourd'hui en France de les produire car nous sommes limités par la directive Nitrates. Or comme chacun sait, le taux de protéines des blés est directement dépendant de la fertilisation azotée.

Il faut donc que notre réglementation évolue, sans quoi il nous sera impossible de monter en gamme dans la filière blé. De même qu'il sera impossible d'avoir un Plan protéines à la hauteur des enjeux. »

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