FDSEA 77 : une AG au cœur de l'actualité 📹
La 82e assemblée générale de la FDSEA de Seine-et-Marne s'est tenue mardi 2 juin à Nemours. Au même moment se déroulait le vote en première lecture à l'Assemblée nationale de la loi d'urgence agricole, adoptée par 369 voix pour et 178 contre.
Des comptes sains et des échanges nourris
Après une présentation rapide du canton hôte par son président Benoit Clavelou, la trésorière adjointe, Charline Corman, a présenté avec pédagogie les comptes. Une surface cotisante stable, la maîtrise des frais et un résultat positif sont à retenir.
La présentation du nouvel outil numérique proposé prochainement par Horizons a été suivi d'un moment d'échanges avec les adhérents en présence du président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, sur des sujets aussi variés que le MACF (Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières), le groupe Avril, les dégâts de gibier, etc.
À l’issue d’une pause durant laquelle les adhérents se sont vu remettre un Opinel, la partie publique a débuté par l’intervention de Valérie Lacroute, qui en a profité pour féliciter les 65 maires agriculteurs élus ou réélus du département, « les enjeux étant aussi au niveau local ».
Ont suivi le traditionnel rapport d’activité vidéo, qui dresse le bilan de l'année écoulée et donne la parole aux responsables de dossiers, et l'allocution du vice-président du Département chargé de l'agriculture, Olivier Lavenka. Ce dernier est revenu sur les conventions quinquennales avec le monde agricole « pour agir de manière pragmatique pour ce qui est local », comme les problématiques de circulation, les dépôts sauvages ou le plan viabilité hivernale pour lequel 57 exploitants agricoles ont signé une convention pour un total de 250 heures l'an passé.
La loi d’urgence au centre des débats
Dans un second temps, une table ronde animée par le secrétaire général de la FDSEA 77, Pascal Verrièle, a réuni le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, et le sénateur Laurent Duplomb. Les échanges ont porté sur la loi qu'il a porté, avec ses volets consacrés à l'eau, à la prédation et aux moyens de production, ainsi que plus largement sur l’ensemble des contraintes et problématiques agricoles qui entravent la capacité à produire des exploitations. Concernant la loi d'urgence, elle doit être examinée au Sénat courant juin. Laurent Duplomb assure d’emblée que le Sénat « réintroduira l’acétamipride et la flupyradifurone sur betteraves, noisettes, pommes et cerises puisqu’il y a des accroches possibles dans le texte ». Suivront la commission mixte paritaire, puis un retour à l’Assemblée pour une adoption espérée à la mi-juillet. Si une première étape a été franchie, « les écueils restent nombreux », a alerté Arnaud Rousseau.
« À la FDSEA et à la FNSEA, nous sommes convaincus que le déclin agricole n'est pas une fatalité. L'inaction politique, elle, serait une faute historique. Changer de logiciel, c'est simple, c'est basique. C'est remettre l'acte de production au cœur du projet politique français et européen. Cela exige des choix clairs, du courage et de la constance. C'est ce que nous défendons. C'est ce que nous portons. Et c'est ce que les agriculteurs attendent », a conclu le président de la FDSEA 77, Samuel Vandaele, dans son allocution officielle. Le mot de la fin est revenu à Pierre Ory, préfet de Seine-et-Marne.
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