Portrait
Florian Guillemette, l’art du vintage
Florian Guillemette, originaire de Cherbourg (Manche), a posé ses valises à Marolles (Loir-et-Cher), où il a lancé Le Grenier d’Arlette. Il y restaure et détourne des meubles anciens, auxquels il redonne vie à travers ses créations.
Florian Guillemette, originaire de Cherbourg (Manche), a posé ses valises à Marolles (Loir-et-Cher), où il a lancé Le Grenier d’Arlette. Il y restaure et détourne des meubles anciens, auxquels il redonne vie à travers ses créations.
Dès l’entrée dans l’antre du Grenier d’Arlette, à Marolles (Loir-et-Cher), l’univers vintage saute aux yeux, disséminé de part et d’autre. Entre meubles à casiers métalliques des années 1970, ancien pressoir en cours de transformation en table et divers objets en attente d’une seconde vie, Florian Guillemette, accompagné de son chien Happy, règne en maître des lieux, animé par une créativité constante et un sourire accueillant. Ancien « gros voyageur », comme il aime le préciser, il a décidé de poser ses bagages en Loir-et-Cher pour enfin s’adonner à sa passion.
Une passion héritée dès l’enfance
Une passion qu’il a développée lorsqu’il était enfant et qui a longtemps somnolé ensuite. « J’ai toujours aimé observer ma grand-mère Arlette qui restaurait divers meubles en bois. Je l’accompagnais en brocante. Aujourd’hui, à 86 ans, elle continue toujours », rembobine-t-il en souriant. Pourtant, pendant longtemps, c’est la passion des voyages qui l’a animé, avec notamment un voyage humanitaire au Ghana, un détour en Grèce et « une vadrouille » sur l’île de La Réunion pendant six ans. C’est d’ailleurs au sein de « l’Île Intense » que sa passion pour la restauration de meubles anciens se réveille, comme une évidence. « Quand on arrive avec ses sacs à dos sans meubles, on a besoin d’en créer. La passion que j’avais depuis enfant est revenue naturellement. »
Le recyclage avant tout
À la suite de son périple réunionnais, il rentre en métropole avec sa femme après la naissance de leur première fille et s’installe à Béziers. Il fait la rencontre de Philippe, un brocanteur aguerri avec qui il se perfectionne et apprend tous les rouages. Enfin, il y a trois ans, à la suite d’une mutation de son épouse, il débarque en Loir-et-Cher. Il prend d’abord la direction du Feu vert de Blois, puis décide de se consacrer à temps plein à son activité et crée Le Grenier d’Arlette le 23 octobre 2025. Depuis, il sillonne les routes de la région pour récupérer divers meubles anciens, qu’il restaure puis détourne pour en créer de nouveaux. « Tout est autour de la récupération, c’est mon leitmotiv. Et tout ce que je n’utilise pas, je m’occupe de l’apporter à des associations », assure le créateur.
Trois à quatre meubles par semaine
Il fabrique trois à quatre meubles par semaine, nécessitant pour certains entre quarante et soixante heures de travail. Il aime jongler entre la musique et le silence pendant ses créations et se sentir « libre » au cœur de son atelier. « J’aime la solitude dans mon atelier autant que la rencontre des gens. Ce métier me permet d’allier ces deux facettes. » Mais que dirait le Florian enfant à l’adulte d’aujourd’hui ? « Eh bien ! Je n’aurais pas pensé… ».
Biographie
- Septembre 1987 : naissance.
- Janvier 2021 : arrivée en Loir-et-Cher.
- Octobre 2025 : lancement du Grenier d’Arlette.