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Foncier : des questionnements communs entre pays

Dans le cadre d’une réflexion sur la souveraineté alimentaire, le CCFD a convié des partenaires de pays du Sud à une immersion dans la région. Le 25 avril, ils étaient à Blois (Loir-et-Cher) et se sont penchés sur la question de la préservation du foncier.

Le 26 avril, à Maves. Après la rencontre à Blois, les partenaires du CCFD ont visité une exploitation diversifiée (céréales, semences potagères, noyers, asperges vertes...).

« Au Brésil, d’un côté il y a une fonction sociale à la terre et de l’autre, il y a le droit à la propriété privée. Parfois, ce droit prend le dessus et l’intervention de l’État que vous connaissez en France serait mal perçue au Brésil », témoigne Gabriel Bianconi Fernandes, de l’organisation non gouvernementale (ONG) AS-PTA.

Le 25 avril à Blois, trois représentants d’associations de pays du Sud partenaires du Comité catholique contre la faim et pour le développement économique (CCFD-Terre solidaire) de la région Centre Val-de-Loire ont découvert le travail sur la préservation du foncier en France.

« Je vous rassure, il y a vingt ans, l’agriculture n’était pas prise en compte. Des lois ont été mises en place en ce sens. C’est aussi possible chez vous », confie Valérie Périn, conseillère à la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher.

Par un long travail de collaboration avec la chambre et les agriculteurs, de pédagogie et de dialogue, des projets ont pu être mis en place comme à Vineuil et l’apparition de la première zone agricole protégée (ZAP) du département ou dans le Syndicat intercommunal de l’agglomération blésoise et sa volonté de développer son territoire tout en consommant moins de foncier.

Les partenaires ont été marqués par cette prise de conscience des élus concernant les enjeux agricoles.

« En Afrique du sud, il y a plusieurs années, les paysans ont été chassés de leurs terres et aujourd’hui, il est difficile de leur en trouver de nouvelles », souligne Natsa Engelbrecht, de l’ONG Surplus people project.

Ce constat est le même en Inde, comme le décrit Arivarasu Athi : « Des lois sont écrites mais elles ne sont pas respectées. Dans ma région, la construction d’une autoroute a détruit des maisons et une partie de la végétation. Je vais parler de votre système dans mon ONG et je pense que cela va nous donner des idées. »

En s’intéressant au sujet de la souveraineté alimentaire (accès à la terre, modes de production, consommation), des bénévoles du CCFD ont effectué des voyages d’étude en Afrique du sud, Brésil et Inde.

Afin de confronter les réalités de ces pays à celles de la France, des partenaires ont été invités à s’immerger dans la région via des visites d’exploitations agricoles, comme à Maves, des échanges, des soirées…

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