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Fourrage vert Greener-ADD : l’aventure continue

Le cluster Agrodynamic et développement durable soutient depuis le début la création d’une filière autour d’un produit développé par Hugues Chalopin. Il s’agit d’un fourrage frais qui pousse en six jours, le Greener-ADD.

Le 25 juin, aux Étilleux. Il faut voir comment les animaux se précipitent sur ce fourrage vert et frais. Un « biscuit » plein de vertus, selon Hugues Chalopin (à g.), le développeur du concept.
Le 25 juin, aux Étilleux. Il faut voir comment les animaux se précipitent sur ce fourrage vert et frais. Un « biscuit » plein de vertus, selon Hugues Chalopin (à g.), le développeur du concept.

« C’est d’abord une aventure humaine et collective », relève Hugues Chalopin lorsqu’il parle de la création d’une petite filière eurélienne autour du produit qu’il a développé outre-Atlantique, le Greener-ADD, un fourrage vert qui pousse en six jours : « Le produit, je savais qu’il fonctionnait, mais ça a créé plein d’interactions entre les partenaires. »

Ils sont ainsi une dizaine aujourd’hui à accompagner depuis quelques mois le développement du produit, réunie par le cluster Agrodynamic et développement durable. Et il y en a eu du chemin parcouru depuis la première présentation du produit en Eure-et-Loir, lors des premières Rencontres agrofilières euréliennes organisées par la chambre d’Agriculture en septembre dernier.

En premier lieu, les résultats d’analyse de sang effectuées sur une demi-douzaine de bovins et deux chevaux avant et après consommation du fameux fourrage relèvent, entre autres facteurs d’amélioration, une hausse significative des globules rouges — « et c’est exactement ce que nous attendions », pointe Hugues Chalopin.

Mais avant cela, le container dans lequel est produit le fourrage par germination de graines en six jours, est arrivé en France. Les établissement Robert, de Voves, sont alors intervenus pour adapter le prototype à la réglementation européenne. Puis il a été installé en février sur le site de l’EARL de La Fuye aux Étilleux, chez Jean-Édouard Jeauneau, pour une première phase d’expérimentation.

C’est sur cette exploitation de bovins allaitants, conduite en agriculture biologique et productrice également d’un fourrage de haute qualité principalement destiné à l’alimentation des chevaux, qu’ont été effectués les premiers tests.

À la rentrée, la « machine » sera installée au lycée de Nermont de Châteaudun pour de nouvelles séries de tests dans le cadre d’un projet pédagogique. Elle sera ensuite placée sur une autre exploitation agricole, conventionnelle cette fois.

Lors de ces phases, ce sont tous les aspects de l’utilisation du fourrage qui sont passés au crible. En particulier le contrôle de la qualité des grains utilisés, l’ergonomie, les conditions de production voire le modèle économique propre à ce projet.

Aux États-Unis, il existe des sites industriels de production de ce fourrage capables d’alimenter un millier de vaches par jour...

Ici, les prochaines étapes du projet vont consister à rendre le container facilement transportable, à étudier le conditionnement du produit fini afin de pouvoir le distribuer en magasins de type Gamm vert, enfin, outre le blé et l’orge, d’autres espèces à introduire dans le « biscuit » — c’est ainsi qu’Hugues Chalopin désigne les plaques de fourrage — sont à l’étude avec PMA 28, comme le fenugrec ou l’ortie.

Par ailleurs, tous les aspects de développement numérique du projet — contrôle et pilotage du container à distance, suivi de troupeau — seront conduits dans le cadre du campus des Champs du possible de Châteaudun. L’aventure ne fait donc que commencer...

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