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France – Québec : les deux Beauce se rapprochent

Florence Dussaux poursuit son travail de rapprochements entre la Beauce québecoise et la nôtre. Le 22 septembre, elle a rencontré un avocat canadien, William C. Gobeil, pour faire avancer son projet.

Le 22 septembre, à Chartres. L’entrepreneuse Florence Dusseaux a rencontré l’avocat canadien William C. Gobeil, pour faire avancer son projet Objectif France-Québec.

Favoriser les rapprochements entre la Beauce et son homologue québecoise est un des objectifs de Florence Dusseaux, quelques années après avoir créé sa société, Business Box Développement, spécialisée dans le développement des entreprises.

Ainsi, en 2014, elle lance l’opération Objectif France-Québec qui prend de l’ampleur petit à petit.

« Ça avance, j’ai prévu d’organiser une présentation de la Beauce québécoise ici, en mars », précise-t-elle, ajoutant : « ce sera l’occasion de parler de la façon de faire des affaires là-bas ou d’échanger des techniques ».

Selon elle « La Beauce québecoise connaît bien la Beauce et a envie de faire des affaires avec nous. Ils ont les mêmes problématiques, un profil entrepreneurial similaire et un manque de main-d’œuvre car, comme ici, les jeunes s’exilent vers les grands centres ».

D’où son idée de lancer un programme « La Beauce embauche »...

En attendant, Florence Dusseaux espère bien envoyer une délégation beauceronne d’entrepreneurs dans la Belle Province en avril et organiser la venue d’une délégation québécoise en novembre.

Dans le même esprit, elle a rencontré un avocat canadien spécialiste des échanges internationaux, William C. Gobeil, le 22 septembre, dans le cadre d’un forum organisé à Chartres.

Il s’agissait pour pour eux de discuter entre autres, de l’avancée du Ceta — ou AECG* — l’accord de libre échange entre le Canada et l’Union européenne, toujours en discussion actuellement.

« Il y a un accord de principe, mais il y a encore des discussions à avoir. Les lobbies agricoles s’inquiètent de l’ouverture du marché du porc ou des bovins vers la France », pointe l’avocat.

Des freins qui existent des deux côtés de l’Atlantique : « Par exemple, les Québecois développent depuis quelques temps leur production de fromage et ils craignent désormais d’être envahis par le fromage français », relève-t-il.

Néanmoins, selon lui, l’accord entrera en fonction par étapes. Et surtout, il permettra à terme un accès à d’autres marchés, de l’autre côté du Pacifique.

Une rencontre entre le Canada et l’Union européenne est prévue en novembre, à Bruxelles.

*Accord économique et commercial global.

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