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François Francotte, entre Thymerais et... Wallonie

En attendant de pouvoir reprendre la ferme familiale en Belgique, François Francotte a trouvé une centaine d’hectares en Eure-et-Loir. Depuis 2009, il partage son temps entre les deux exploitations.

Le 02 juillet, à La Saucelle (Eure-et-Loir). François Francotte fait douze heures de tracteur pour venir travailler en Eure-et-Loir depuis sa Belgique natale.

C’est en tracteur que François Francotte effectue régulièrement le trajet qui le sépare de son exploitation. Comme la plupart des agriculteurs, certes, mais pour lui ce sont plus de douze heures de route : « C’est chouette de faire ce trajet, il y a de beaux paysages et parfois je le fais avec un copain... C’est vrai qu’il faut aimer l’aventure ! », concède-t-il.

De fait, le jeune agriculteur de trente-quatre ans s’est trouvé une bonne centaine d’hectares à La Saucelle, dans le Thymerais (Eure-et-Loir), en attendant de pouvoir reprendre la ferme familiale, située entre Mons et Bruxelles, en Belgique...

« Après mes études, c’était trop tôt pour reprendre la ferme de mon père », explique-t-il : « Alors on s’est dit qu’on devrait s’agrandir. Nous avons cherché une exploitation pendant un an en se fixant Orléans (Loiret) comme limite sud. Nous aurions préféré trouver quelque chose plus près de chez nous, mais il n’y avait rien à vendre et le prix de la terre y est quatre fois plus élevé qu’ici... »

François Francotte s’installe donc en Eure-et-Loir en 2009. Depuis, il effectue régulièrement le trajet qui le mène outre-Quiévrain, dans un sens comme dans l’autre.

Après six ans passés en France, il constate : « On se sent bien ici, le Français est accueillant. Même si c’est assez froid au départ, ça évolue. Ce qui est le plus déroutant, c’est qu’en Belgique, on s’entend toujours entre voisins, alors qu’ici, l’ancien exploitant, par exemple, ne parlait plus à personne... »

Ce qui rend cette double exploitation possible, c’est la différence de travail entre les deux sites : « Ici, c’est assez simple, je fais du blé, de l’orge et du colza, tandis qu’en Belgique, c’est plus diversifié. Si j’étais tout le temps ici, je chercherais sans doute une diversification ! »

Si la grande difficulté du métier consiste à prévoir, pour l’instant, les choses se goupillent plutôt bien pour François Francotte : « La moissonneuse travaille ici, puis en Belgique. Mais l’an dernier, ça a été un peu juste... Sur six campagnes, c’est la seule où ça a coincé. En cas de problème, on ferait appel à une Entreprise de travaux agricoles... » 

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