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Frédérique Lorne, le silence en peinture

Professeur de sport et artiste peintre : à travers ces deux activités, Frédérique Lorne met en avant le mouvement du corps.

Elle réalise notamment des monotypes – impression sans gravure à tirage unique - noir et blanc et y ajoute parfois une touche de couleur.

« Le dessin a toujours occupé une place importante dans ma vie, mais je suis venue à la peinture sur le tard », raconte Frédérique Lorne dont le grand-père était artiste peintre.

Enseignante d’EPS à Moret-sur-Loing, elle a construit sa vie autour du sport et du mouvement. Sa prédilection : les sports de plein air dont l’escalade.

Elle débute la peinture en 2008, et dès sa première exposition remporte un prix. Une rencontre avec une plasticienne l’encourage à poursuivre dans cette voie.

« J’avais besoin d’exprimer quelque chose à travers ma peinture. La couleur est venue de manière naturelle à une période de ma vie. Mes premiers tableaux, très sombres, ont évolué au fil du temps. Leur conception aussi : le corps sert mes idées, alors qu’avant c’était l’inverse », note l’artiste peintre qui travaille depuis quelques mois sur le silence et le monde actuel.

« Dès l’évocation du mot silence, un monolithe blanc m’est apparu. Ensuite, la technique sert ma spontanéité. Dernièrement, j’ai également commencé à travailler sur le silence à plusieurs », explique cette femme d’apparence frêle et fragile, mais qui déborde d’énergie.

De nature joyeuse, ses élèves sont surpris quand ils découvrent sa seconde activité et la noirceur, voire la dureté de certaines de ses oeuvres. 

Pour ses portraits, elle s’appuie parfois sur des expressions ou de regards captés.

Aujourd’hui, un nouveau challenge l’attend : exposer dans le brouhaha d’un café des tableaux sur le thème du silence dans le cadre de la manifestation « Jeux de dames » à Fontainebleau.

Ainsi, le Café des glaces accueille ses œuvres aux côtés des poèmes d’Oriane Papin.

L’an passé, Frédérique Lorne avait participé à cet événement mais dans une boutique.

« Durant cette manifestation, les commerces bellifontains deviennent des musées vivants permettant à l’art de prend sa place dans la ville », raconte l’artiste, qui sera  présente certains jours  pour échanger et évoquer son travail avec les clients, car elle trouve un réel plaisir à rencontrer le regard de l’autre sur ses œuvres.

« Avant je cloisonnais mes deux mondes, le sport et la peinture.  Maintenant l’un ne va plus sans l’autre », conclut Frédérique Lorne.

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