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Gaël Cartron, apiculteur urbain et heureux

Après une carrière dans la communication visuelle, le multimédia et le développement de logiciels, Gaël Cartron a opéré un virage a 180 degrés et s’est installé en apiculture à Luplanté en 2014.

L’apiculteur Gaël Cartron confectionne dans la bonne humeur avec sa pâtissière, Lise Brière, de savoureux nougats, bonbons et autres pains d’épices.
L’apiculteur Gaël Cartron confectionne dans la bonne humeur avec sa pâtissière, Lise Brière, de savoureux nougats, bonbons et autres pains d’épices.

J’ai rencontré un apiculteur heureux, Gaël Cartron. Un « happy-culteur » en quelque sorte. Il s’est installé en 2014 à Luplanté mais la plupart de ses ruches sont, elles, nichées sur des toits à Paris et en région parisienne.

Avant de se lancer dans cette aventure et après une formation de designer, il avait monté très jeune une entreprise spécialisée dans la communication visuelle. L’émergence de l’informatique grand public l’a fait se diriger vers le multimédia puis le développement de logiciels dans des domaines variés, une période qui l’a même amené à travailler aux États-Unis...

Mais soucieux de son indépendance, il a engagé il y quelques années une reconversion vers sa seconde passion, l’apiculture donc.

« Mon parcours n’est pas très rectiligne », confesse-t-il, mais c’est tout naturellement qu’il est revenu s’installer sur les lieux de son enfance, en Eure-et-Loir.

Comme il ne voulait pas faire concurrence à ses collègues et néanmoins amis, comme Jean-François Billard, apiculteur à Dammarie, il ne commercialise pas son miel dans la région, mais sur son lieu de production.

En revanche, on peut trouver ici ses nougats et autres douceurs qu’il confectionne avec Lise Brière, une pâtissière qui a fait ses armes au Grand Monarque, à Chartres.

Pour Gaël Cartron, installer des ruches à Paris est un choix : « Il y a un intérêt gustatif avec 720 espèces de fleurs, il n’y a pas de pesticides et il y a un intérêt commercial, je vends plus, plus facilement, même s’il y a moins de production », explique-t-il.

La difficulté principale est la gestion de l’essaimage : « C’est primordial, je ne peux pas me permettre qu’un essaim s’installe sur une terrasse de café... Ce serait la panique. C’est arrivé une fois sur le parvis du musée d’Orsay et devant l’Institut de France... Heureusement, ça s’est bien terminé ».

Mais surtout : « Paris est très accueillante pour les abeilles. La ville a des projets autour de l’apiculture urbaine et l’arrêté préfectoral est le plus souple de France, nous sommes encouragés ».

C’est par le biais de partenariats avec les propriétaires que l’apiculteur trouve ses emplacements. Partenariats qui intègrent souvent des conférences pour les salariés. « Il y a un vrai impact derrière, une écoute particulière sur la sauvegarde des abeilles », pointe-t-il. T

outes ces activités lui prennent beaucoup de temps. « On n’arrête pas ! », souligne-t-il. D’autant qu’il continue à peaufiner ses gammes de produits et cherche à les étoffer.

De plus, l’apiculteur fait beaucoup de vente directe, il est présent dans un certain nombre d’enseignes parisiennes, de grands hôtels et cherche aussi à se développer en Chine, au Japon, à Singapour, aux États-Unis ou au Moyen Orient... « Mais tant que je m’amuse, tout va bien ».

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