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Irrigation
Gestion de l'eau : visite de Christiane Lambert

Vendredi 12 février, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, était chez Sébastien Méry, membre du bureau de la FNSEA 45, pour évoquer la problématique de l'irrigation et du stockage de l’eau.

Vendredi dernier, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, accompagnée d'Éric Frétillère, président des Irrigants de France, était invitée chez Sébastien Méry, agriculteur à Chevannes et membre du bureau de la FNSEA 45 pour parler de l’irrigation en région Centre-Val de Loire.

Près d’une vingtaine d’agriculteurs étaient présents pour échanger sur cette problématique.Toute la matinée, les intervenants se sont succédé pour évoquer la gestion de l’eau en Centre-Val de Loire.

Pour les nombreux agriculteurs et représentants syndicaux présents, la création de retenues d’eau est indispensable.

Christiane Lambert s'est dit « déterminée à avancer. Il faut sécuriser les volumes prélevables et éviter les recours car c’est ce qui dissuade les agriculteurs. Nous avons besoin d’un chantier technique, de mobilisation départementale et de décideurs politiques courageux qui osent parfois aller contre des idées reçues. Aujourd’hui il y a un réel besoin de sécuriser les exploitations ».

Lambert Chevannes
Christiane Lambert, accompagnée d'Éric Frétillère (à g.) et de Sébastien Méry.

La présidente de la FNSEA a expliqué que sur les dix dernières années, on a constaté une amélioration de 30 % de l’efficience de l’eau : « Avec le même volume d’eau, nous irriguons plus. Il faut que nous ayons des approches scientifiques et non uniquement idéologiques ».

Éric Frétillère a rappelé que les problématiques de l’eau ne sont pas les mêmes dans les départements : « La problématique de l’eau n’est pas forcément la même non plus au sein d’un même département. L’eau est une problématique locale et donc à adapter localement. »

D'ajouter : « Il existe pléthore de solutions : les retenues collinaires, la substitution, etc. Il faut arrêter avec cette limitation de l’irrigation car il faut des volumes supplémentaires pour répondre aux enjeux de demain. Il faut créer ces volumes supplémentaires ».

En région Centre-Val de Loire, la ligne du Programme de développement rural régional (PDRR) a été fermée, il n’y a donc pas de possibilité de financement public.

Lambert Chevannes
Auprès de la réserve d'eau de Sébastien Méry.

Pour la FNSEA, il s’agit donc de trouver des leviers pour empêcher les freins réglementaires, administratifs et financiers à la création de retenues et notamment sur la possibilité de créer des volumes hiver et pas seulement de procéder à de la substitution de volumes d’été.

« Il est nécessaire d’augmenter les possibilités de volumes hiver. La substitution seule ne permet pas le développement de cultures à haute valeur ajoutée majoritairement de printemps. »

En chiffres

Il y a 75 000 irrigants en France.
L'irrigation agricole ne représente que 11 % des volumes prélevés.
Pour 1 kg de coton, il faut 5 263 litres d'eau.
Pour 1 kg d'orge, il faut 524 litres d'eau.
Pour 1 kg de pommes de terre, il faut 590 litres d'eau.
Les mots d'Éric Frétillère, président des Irrigants de France.

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