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Glyphosate  : un préfet à l’écoute des problématiques de terrain

Lundi 30 septembre, le préfet Pierre-Étienne Bisch s’est rendu au lycée agricole de Vendôme pour discuter du sujet épineux du glyphosate.

Dans le cadre de la mission Zéro glyphosate, le conseiller d’État Pierre-Étienne Bisch est allé à la rencontre des agriculteurs le 30 septembre à Areines.

À cette occasion, une trentaine de personnes étaient présentes pour l’accueillir sur les champs de l’exploitation du lycée agricole de Vendôme et entamer une discussion autour des plans de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et de sortie du glyphosate.

Nicolas Gandon, directeur d’exploitation de l’établissement, a profité de ce moment privilégié pour présenter la structure et les différentes pratiques mises en place depuis 2014 pour arrêter l’utilisation du glyphosate. «  Nous n’avons rien inventé. On a remis de la luzerne et de la betterave fourragère pour la gestion du désherbage et l’autonomie alimentaire en protéines du troupeau. C’est ce que faisaient nos grands-pères il y a deux générations, a-t-il expliqué au chargé de mission. Aujourd’hui, je ne veux pas reprendre le glyphosate. Mais s’il y a un souci, une année très compliquée à gérer et que je suis dans une impasse, je sais qu’il est là  ».

Et Pierre-Étienne Bisch de rétorquer  : «  Vous avez la bonne volonté de l’utilisateur, mais on ne fait pas une loi avec ça  !  ».

Didier Blais, céréalier engagé dans une mesure agro-environnementale phyto, est intervenu pour exprimer sa difficulté à faire sans le glyphosate. Faute de trouver d’autres productions avec de vrais marchés, il mène comme beaucoup d’agriculteurs une rotation colza, blé, orge  : «  Chez moi, il y a zéro charrue depuis vingt ans et de la culture sous couverts depuis cinq ans. Ma seule constatation, c’est que sans glyphosate, c’est chaud  ! Les terres finissent toujours par se salir…  ».

Après avoir évoqué le choix de cultures différentes, l’évolution des méthodes d’utilisation des produits, le recours au désherbage mécanique, etc., les agriculteurs ont profité de ce moment d’échanges pour se plaindre du discours politique et médiatique.

«  Avec cette histoire du glyphosate, vous avez mis le feu à la campagne et il faut trouver comment l’éteindre  !  », a lancé un agriculteur. «  Aujourd’hui, on a peur de sortir le pulvérisateur  ! Même dans un petit village, on nous montre du doigt, a souligné Didier Delory, président de la FNSEA 41. La confiance était là, ça se faisait naturellement, mais vos discours ont tout dégradé et aujourd’hui on a régressé dans les dialogues avec les riverains  ».

Arnaud Bessé, président de la Chambre départementale, a ajouté  : «  On ne part pas de rien  ! Il y a plein de chose qui se font, mais il faut rassurer les consommateurs ! Nous sommes des gens honnêtes et responsables. La France est une référence. Nous avons l’agriculture la plus sûre au monde et ça, ce n’est pas rien  ».

Le président de la Chambre régionale, Philippe Noyau, a ainsi conclu ce débat  : «  Aujourd’hui, on a des agriculteurs volontaires, des consommateurs qui veulent mieux consommer, c’est maintenant à l’État de ne pas faire rentrer n’importe quoi. Quand on aura signé ce contrat tripartite, alors là on pourra faire de belles choses  ».

Doriane Mantez

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