Aides
GNR : une avancée encore insuffisante
Dès mai, le gouvernement accordera une aide de 15 centimes d'euro par litre de GNR. Jugé insuffisant par la FNSEA, qui réclame le double, ce coup de pouce ne répond pas à l’urgence des trésoreries en crise.
Dès mai, le gouvernement accordera une aide de 15 centimes d'euro par litre de GNR. Jugé insuffisant par la FNSEA, qui réclame le double, ce coup de pouce ne répond pas à l’urgence des trésoreries en crise.
Face à la flambée persistante des prix du carburant, le gouvernement annonce la mise en place, dès le mois de mai, d’une aide exceptionnelle de 15 centimes par litre de Gazole non routier (GNR).
Cette nouvelle aide de 15 centimes par litre fait suite à celle d’avril de 3,86 centimes par litre, largement jugée insuffisante par la profession. Pour la FNSEA, cette nouvelle annonce constitue un pas dans la bonne direction mais reste très loin du compte. Le syndicat continue de réclamer une aide à hauteur de 30 centimes par litre pour répondre à la réalité des charges supportées par les exploitations : « L’aide précédente était tout simplement inacceptable ! Il y a un décalage entre les décisions gouvernementales et la situation sur le terrain. Dans un contexte où les prix du GNR pèsent lourdement sur les coûts de production, cette revalorisation à 15 centimes apparaît comme un signal, mais certainement pas comme une réponse à la hauteur de la crise. Les agriculteurs continuent de subir un effet ciseaux intenable, entre des charges qui explosent et des revenus qui stagnent, voire reculent ».
Selon nos informations, issues des services du ministère de l’Agriculture, la date retenue devrait être celle de la facturation. En clair, si la facturation a lieu en avril, l’aide correspondra au droit d’accise d’un montant égal à 3,86 euros/hectolitre. Si la facturation a lieu au mois de mai, l’aide devrait être de 15 euros/hectolitre quelle que soit la date de livraison. Les exploitants devront passer par le portail Chorus-pro pour obtenir le remboursement de cette aide.
Une situation d’urgence
Les trésoreries sont sous tension et de nombreuses exploitations peinent à faire face à l’accumulation de charges. Dans ce contexte, la FNSEA appelle le gouvernement à revoir rapidement sa copie et à mettre en place des mesures à la hauteur des enjeux. Au-delà de cette aide ponctuelle, c’est une réponse structurelle qui est attendue. La FNSEA demande une politique cohérente et durable permettant aux agriculteurs de produire, de vivre de leur métier et de garantir la souveraineté alimentaire du pays. Sans cela, les annonces successives risquent de rester de simples rustines sur une crise profonde.