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Grêle : rencontre sur le terrain avec les élus

La vice-présidente de la Région Île-de-France en charge de l’agriculture et de l’alimentation, Valérie Lacroute, et le nouveau député de la circonscription, Frédéric Valletoux, se sont rendus dans le sud du département le 23 juin pour constater les dégâts provoqués par un orage de grêle quatre jours auparavant.

Des colzas égrenés avec jusqu’à 80 % de pertes et de jeunes repousses qui recouvrent déjà le sol au bout de quelques jours. Des épis de céréales cassés avec des grains tombés au sol qui vont engendrer du verdillon. Des betteraves au feuillage détruit qui, si elles repartent sans incident sanitaire, perdront cinq à six semaines de croissance racinaire, soit environ une réduction possible du rendement de 40 tonnes par hectare. Des pieds de pommes de terre hachés pour lesquelles, malgré plusieurs traitements, les exploitants ne savent pas si la parcelle sera récoltable… Tel est le tableau de désolation que l’on peut dresser des parcelles agricoles touchées par un orage de grêle survenu dans un secteur couvrant ­Beaumont-du-Gâtinais à Nemours le 19 juin au soir.

En effet, débuté à proximité d’Orléans, un couloir de grêle de quelques kilomètres de large s’est abattu sur le sud Seine-et-Marne. En quelques minutes, des grêlons de la taille d’une balle de golf ont détruit les cultures mais également des bâtiments. Depuis, le désarroi des exploitants agricoles, dont certains ont 100 % de leurs parcelles touchées, est immense.

Afin de faire comprendre aux élus la gravité de la situation et la nécessité de prendre des mesures immédiates mais également sur le long terme face à la multiplication des aléas climatiques, les agriculteurs du sud-Seine-et-Marne ont convié jeudi 23 juin la vice-présidente de la Région Île-de-France, Valérie Lacroute, et le nouveau député de la circonscription, Frédéric Valletoux, dont c’était la première sortie officielle, à une visite sur le terrain. Outre un tour de plaine sur des parcelles des communes d’Ichy, Obsonville, Garentreville, qui offrait une vision globale des pertes dans les cultures, les élus ont également pu avoir un aperçu de dégâts matériels (toitures, panneaux photovoltaïques) à ­Beaumont-du-Gâtinais chez Franck Pescheux.

« Je suis venue constater sur le terrain. J’ai d’ailleurs choisi de garder mon mandat local afin d’accompagner les dossiers et pouvoir soutenir financièrement ceux-ci », a souligné Valérie Lacroute. Toutefois, comme la relevé le vice-président de la chambre d’Agriculture, Guillaume Lefort, « le problème des minimis se pose pour la plupart des exploitations grêlées, celles-ci ayant déjà été aidées dans le cadre de la jaunisse qui a fortement impacté ce secteur en 2020 ».

Quant à la question du député « Comment vous aider ? », la réponse est simple : « Ce sera la multiplication de petits leviers qui permettront de compenser le manque à gagner ».

Derrière les pertes de récoltes se posent les problèmes de contrats non honorés et de l’assurance pour grêle et aléas climatiques, un dossier en cours de réforme. « Si les événements climatiques de ce type sont redoutés, on accepte ce risque inhérent à notre métier. Mais il faut qu’on aboutisse à un système assurantiel qui réponde à tout en trouvant un équilibre entre les trois piliers du système : l’État, les assurances et les agriculteurs », a souligné Pascal Verrièle, secrétaire adjoint de la FDSEA 77.

En effet, si la majorité des exploitants agricoles présents sont assurés, cette année le risque n’est pas calibré au regard du contexte économique actuel. L’indemnisation sera basée sur un prix qui n’intègre pas l’envolée des cours de ces derniers mois alors que les charges payées sont bien plus élevées.

Cette visite faisait suite à celle du sous-préfet de l’arrondissement de Fontainebleau dès lundi 20 juin à Beaumont-du-Gâtinais.

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