Aller au contenu principal

Assurance
Groupama PVL mobilisé auprès des agriculteurs

À la suite des dégâts engendrés par les épisodes de gel des derniers jours, qui ont touché vignes et betteraves, Groupama Paris-Val de Loire (PVL) s'est mobilisé et a mis en place un plan de crise.

Dans la nuit du 5 au 6 avril et dans les nuits suivantes, les départements de la caisse régionale Groupama Paris-Val de Loire (PVL) ont subi une vague de froid d’une ampleur inédite. Dans les zones viticoles, des températures fortement négatives ont massivement brûlé les bourgeons éclos, occasionnant des pertes importantes allant jusqu’à plus de 75 %.

Tous les secteurs viticoles de Groupama PVL sont fortement touchés : Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire, mais aussi les vignes de l’Yonne où toutes les appellations sont lourdement impactées.

Face à ce choc climatique majeur, les cent experts récoltes de Groupama PVL sont à pied d’œuvre pour évaluer les dommages.

Avec les élus administrateurs de caisses locales sur le terrain, les gestionnaires des pôles sinistres, les conseillers commerciaux, toutes les forces vives de l’entreprise sont mobilisées aux côtés des viticulteurs et aussi aux côtés des exploitants grandes cultures, des dégâts importants étant également observés sur les betteraves et le lin.

50 % des surfaces de betteraves à ressemer

Le Loiret est le plus touché avec environ 75 % des surfaces de betteraves qui seraient à ressemer, suivi de l’Île-de-France/Seine-et-Marne (50 %), et dans une moindre mesure l’Oise et l’Yonne. Les experts se sont mobilisés pour réaliser l’estimation des surfaces touchées et donner les accords pour les ressemis qui vont débuter dans les prochains jours.

Le lin a également fortement gelé, et les autres cultures, colza notamment, sont touchées dans une moindre mesure.

« La mobilisation de l’ensemble des équipes est totale pour que les mesures d'accompagnement soient mises en place sans tarder », a déclaré Éric Gelpe, directeur général de Groupama Paris-Val de Loire, qui s’est rendu dans les vignobles de sociétaires sinistrés en Loir-et-Cher et Indre-et-Loire mercredi 14 avril pour constater les dommages.

« Nous avons déployé un plan de crise efficace dès le début des événements. Nous nous sommes ainsi rapprochés de nos sociétaires qui ont commencé à nous adresser leurs déclarations de sinistres. Nos équipes de gestion ont été renforcées et une centaine d’experts a été mandatée. Le délai de transmission des déclarations de sinistres, qui est normalement de cinq jours, est assoupli dans le cadre de cette crise exceptionnelle », a ajouté Éric Gelpe.

Il poursuit : « Nous avons mis en œuvre toutes les dispositions de nos contrats et nous serons également à l’écoute de chacun des sociétaires touchés par ces aléas, afin de traiter au cas par cas les difficultés qu’ils pourraient rencontrer. Nos valeurs de solidarité et de mobilisation dans l’action et sur le terrain prennent ici tout leur sens »

À l'heure où sont écrites ces lignes, la caisse régionale a enregistré 1 744 déclarations de sinistres, en majorité pour les betteraves, et 163 déclarations en vignes. Pour le moment, l’assureur n’est pas en mesure de chiffrer précisément cet événement gel mais il estime que le coût s’élèvera à plusieurs millions d’euros.

Photo : Mercredi 14 avril, à Mareuil-sur-Cher (Loir-et-Cher). Les experts Groupama ont constaté les dégâts du gel.

Les plus lus

En Seine-et-Marne, le coup d'envoi de la moisson 2021 a été donné début juillet. Cette récolte, débutée tardivement, se déroule par intermittence en raison des nombreux épisodes pluvieux qui surviennent régulièrement depuis deux semaines.
En Île-de-France, la moisson tarde à s'enclencher
Manque d'ensoleillement, excès d'eau…, la moisson francilienne tarde à débuter. Les toutes premières récoltes ont eu lieu la…
Banderole "Grâce aux agriculteurs, des fleurs pour nos abeilles" au bord d'une jachère fleurie en Seine-et-Marne..
« Grâce aux agriculteurs, des fleurs pour nos abeilles »
Des exploitants agricoles de Seine-et-Marne affichent des banderoles près de leurs jachères fleuries.
Lorsqu'elle est pleine, la ­moissonneuse-batteuse peut peser jusqu'à 30 tonnes : la désembourber s'avère alors très compliqué.
Moissons : les agriculteurs s’embourbent dans le retard
Dans le Loiret, les premiers agriculteurs ont timidement commencé à récolter la semaine dernière mais la météo pluvieuse ne…
Le 22 juillet, à Saulnières. Maxime Vecten est ravi de sa toute nouvelle ­moissonneuse-batteuse Case IH Axial Flow 9250.
La récolte avec une géante : l'Axial Flow 9250 de Case IH
La société Duret vient de livrer une moissonneuse-batteuse Case IH Axial Flow 9250. Petit tour aux côtés de son heureux…
Les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise sont désormais dotés d'une convention Feux de chaume qui lie pompiers et agriculteurs.
Feux de chaume : agriculteurs et pompiers main dans la main
À l'aube de la moisson 2021, les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise sont désormais dotés d'une convention Feux de chaume signée…
Alexandre Pelé est le président de la Confédération générale des planteurs de betteraves Centre-Val de Loire.
Quelles perspectives d’avenir pour la filière betteravière ?
Après l’annonce de Cristal Union d’un prix de la betterave à 30 euros/tonne, Alexandre Pelé, président de la Confédération…
Publicité