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Nécrologie
Hommage à Armelle Caffin, partie trop tôt

À la suite du décès d’Armelle Caffin dans sa 61e année le 30 décembre 2020, le journal Horizons tient à adresser ses plus vives et sincères condoléances à son époux, Bertrand Caffin, leurs enfants, Guillaume, Pierre, Louis, et petits-enfants, ainsi qu’à l’ensemble de la famille.

Native de Crespières (Yvelines), Armelle, née Perrochon, a été orthoptiste au Chesnay au début de sa carrière professionnelle, puis a repris la ferme familiale de l’Aunaie en 2000, qui douze années plus tard, a accueilli la naissance de l’entreprise « Les Deux gourmands », créée par son fils ­Guillaume.

Avec son époux, leur amour commun des chevaux les ont amenés à créer, puis développer sur le domaine de Bazemont une écurie adossée à l’exploitation agricole, accueillant presque une centaine de chevaux en pension.

Cavalière émérite, elle avait à cœur de défendre le monde équin.

Damien Greffin, président de la FDSEA Île-de-France, et Christophe Hillairet, président de la chambre d’Agriculture de région Île-de-France, ont souhaité revenir sur l'engagement professionnel et syndical d’Armelle Caffin, pour rendre hommage à une femme, une épouse, une mère, une grand-mère qui a toujours défendu sa vocation agricole à travers un esprit ouvert, fait de sollicitudes et de passions communicatives.

« Armelle, tu resteras pour tous les agriculteurs franciliens la combattante qui défendait l’activité équestre pour sa reconnaissance agricole.

Ton combat contre la maladie depuis ces derniers mois laissera l’image d’une dame au caractère bien trempé et d’une forte volonté face aux épreuves, sans oublier d'un amour infini pour les autres. Au-delà de tes proches, c’est toute la profession qui pleure ton départ trop rapide.

Dans cette région aux portes de la capitale, tu savais que la passion du cheval était pour beaucoup de pouvoir être présent au plus près de son animal de compagnie. Le développement des pensions dans de nombreuses exploitations agricoles a permis de répondre à ces attentes, mode de diversification que tu défendais ardemment comme un prolongement de l’activité agricole.

Lors de ta présidence à la section équine de la FDSEA en avril 2006, avec Olivier Coupery comme secrétaire général qui te succédera en 2011, tu voulais assurer une défense et une représentativité des acteurs équins, à la suite de la reconnaissance des activités équestres comme étant agricoles.

Ce fut en premier lieu l’apport d’une aide au suivi des chevaux en matière sanitaire et de prophylaxie, afin de pouvoir répondre aux spécificités de l’élevage équin. En second lieu, ce fut la mise à disposition d’informations sur les assurances et les règles à respecter au regard de l’application du statut du fermage, notamment lors de la prise en pension de chevaux.

Couplée à ton engagement au sein de la chambre d’Agriculture d’Île-de-France en 2013, ton action n’a jamais cessé de voir cette passion du cheval au sein du monde agricole comme une activité à part entière de l’agriculture.

Ta casquette de membre de Chambre renouvelée pour un second mandat en 2019 t’a ainsi amenée à recevoir et à écouter les différents maillons de la filière équine régionale, avec la volonté forte de contribuer à l’avancée des projets dans un esprit de consensus.

Tu as défendu ces deux dernières années deux dossiers phares au nom de la Chambre, à commencer par le maintien du Haras national des Bréviaires, avec la volonté de concilier les enjeux économiques, environnementaux et sociaux de ce site, en lien avec les services du Département des Yvelines. La tradition équine de ce territoire t’était chère et tu l’as montré également en défendant la candidature de sites yvelinois à l’accueil des Jeux olympiques de 2024.

Tu voyais en cet événement une opportunité plus large pour l’agriculture francilienne, toutes activités confondues, dans l’espoir d’un rayonnement planétaire.

À l’aube de cette échéance, nous souhaitons garder la mémoire de cette envie de voir plus loin qui, dans un monde qui change tous les jours comme tu aimais à le constater, doit pousser notre agriculture francilienne à toujours être prête à s’adapter pour perpétuer son avenir.

L’amour du cheval était ta passion. L’amour des autres était ton idéal.

En selle, tu étais plus souvent au galop qu’au trot, à l’image d’une vie pleine et riche, emprunte d’humanisme et de chaleur communicative.

Armelle, tu vas nous manquer.

Nos pensées vont vers ton époux, Bertrand, vos enfants et petits-­enfants ».

 

Damien Greffin, président de la FDSEA Île-de-France,

Christophe Hillairet, président de la chambre d’Agriculture de région Île-de-France

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