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Il relance une tomate francilienne

Pour mener à bien son projet, une commande de Pomona, l’exploitant agricole Pascal Bolay a bénéficié de l’appui des conseillers de la chambre d’Agriculture d’Ile-de-France.

Pascal Bolay va co-organiser une opération portes-ouvertes sur son exploitation.

Une tomate 100 % francilienne à 25 kilomètres de Paris ! Sur leur exploitation de Saulx-les-Chartreux (Essonne), près de Palaiseau, Pascal et Elsa Bolay ont relevé le défi, parvenant à produire pour leur première année cent tonnes de tomates de plein champ sur deux hectares. 

Une variété de type ronde, lourde et goûteuse, qui n’est pas sans rappeler la fameuse tomate de Montlhéry, encore omniprésente il y a trente ans.

L’ensemble de ce tonnage a été commandé en 2016 par le grossiste en fruits et légumes Pomona TerreAzur Ile-de-France pour offrir une production locale à ses clients de la restauration collective (cantines, restauration d’entreprises).

Depuis, Pomona s’est engagé contractuellement et pour une durée de trois ans en volume, en calibre, et en prix, auprès de l’exploitant.

Ce dernier s’est engagé en retour sur la traçabilité : « On fait le minimum des traitements nécessaires. Cette année, depuis le 10 avril, on en est à deux traitements contre le mildiou et on ne fait pas de traitement herbicide », souligne Pascal Bolay.

Les plants sont installés sur du paillage noir et de la paille a été placée dans le passage de roue des tracteurs. 

Après des essais en carotte et en chou, Pomona TerreAzur poursuit sa démarche de reconquête des productions franciliennes et compte bien parvenir à terme à l’autonomie totale de la tomate pour l’Ile-de-France en aidant à la replantation de légumes de saison, disponibles de juillet à octobre.

Pascal Bolay, qui dispose de neuf hectares en location et emploie trois salariés et douze ouvriers occasionnels (lors des périodes de ramasse), se dit prêt à relever le défi tout en déplorant le manque de surfaces cultivables disponibles dans ce secteur périurbain.

Pascal Bolay se verrait bien a la tête de surfaces plus importantes avec des procédures plus simples.

Jusqu’à fin 2011, il produisait des pousses de salade sur l’exploitation héritée de ses parents.  Une défaillance d’un gros client l’avait conduit provisoirement à la faillite : « Ne pouvant plus honorer mes crédits, j’ai été obligé de tout vendre et je suis devenu un temps employé municipal dans la commune voisine de Champlan ».

Jusqu’à ce que le directeur des achats de Pomona le sollicite, lors d’un passage à Rungis : « On a commencé avec des betteraves rouges et du céleri-rave avant d’attaquer les tomates, et là, on a cartonné ». 

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