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Ils font des économies en laissant pâturer leurs vaches

En laissant pâturer leurs vaches, Jean-Pierre Lemaire et Laurent Merelle font des économies. C’est le résultat d’une étude menée par le programme Herbe et fourrages de la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher.

Le 30 octobre, à Romilly. Les producteurs échangent leurs expériences sur le pâturage.
Le 30 octobre, à Romilly. Les producteurs échangent leurs expériences sur le pâturage.

« Les vaches ont d’abord un tiers de la parcelle, puis les deux-tiers et enfin, la totalité, explique Élodie Mauller, conseillère à la chambre d’Agriculture. Elles restent trois jours par parcelle donc on y revient tous les vingt et un jours. » Ce système permet d’avoir une herbe de bonne qualité et d’améliorer la productivité. Jean-Pierre Lemaire, participant à l’étude menée par le programme Herbe et fourrages de la chambre d’Agriculture, a lâché ses vaches toute l’année entre mars et septembre. « Il n’y a qu’une journée en août où je n’ai pas pu le faire. C’est exceptionnel. »

Sur l’exploitation Merelle, à Romilly, une dizaine de producteurs sont venus le 30 octobre écouter les résultats de cette étude menée sur deux ans, et les questions étaient nombreuses : sur les frais vétérinaires, le temps de travail, les économies. « Cette gestion stricte du pâturage est une autre façon de travailler », précise Laurent Merelle. Les résultats de l’étude montrent des économies de concentrés de l’ordre de cinq tonnes par rapport à 2012 chez Jean-Pierre Lemaire, ainsi qu’une économie de la tonne de lait d’environ vingt euros. « Sur trois mois, on peut faire des économies substantielles », ajoute Gilles Dufoix, conseiller grandes cultures à la chambre d’Agriculture.

Des points restent encore à améliorer, notamment sur la question des refus mais grâce au suivi de la chambre d’Agriculture, ces agriculteurs bénéficient de conseils afin d’optimiser leur travail. Une demande de financements jusqu’en 2018 a été faite auprès du conseil général pour la poursuite de l’étude. Les discussions sont en cours mais, déjà, les élus seraient conscients que rien n’a été fait sur l’herbe jusqu’à aujourd’hui et ils seraient prêts à accompagner le dispositif.

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