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Influenza aviaire hautement pathogène H5N8 : Passage en risque élevé sur l’ensemble du territoire métropolitain

Après la découverte de plusieurs foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 détectés dans des élevages du Sud-Ouest et de cas, dans la faune sauvage du Pas-de-Calais et de la Haute-Savoie, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l’ensemble du territoire national.

© Pascal Le Douarin

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national, à savoir :

• L’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)
• L’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages.
• L’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l'utilisation des appelants.

Conditions à respecter pour les lâchers de faisans et perdrix :

Les faisans et perdrix doivent provenir d'un élevage ne détenant pas de palmipèdes (canards);
• Une visite de l'élevage doit être réalisée par un vétérinaire pour évaluer l'application des mesures de biosécurité et attester le bon état clinique des oiseaux;
• Le transport des oiseaux de l'élevage au site de lâcher doit être effectué dans des conditions sécurisées (pas de rupture de charge, nettoyage et désinfection des caisses de transport et des véhicules);
• L'opérateur du lâcher doit prendre toutes précautions utiles pour éviter les risques de contamination par les oiseaux sauvages.

A noter que la condition de la non-détention de palmipèdes dans l'élevage réduit les possibilités de dérogation.

Conditions d'utilisation des appelants :

• Le détenteur doit s'engager à respecter les règles de biosécurité (séparation avec d'autres types d'oiseaux et signalement de mortalité)
• Tous les appelants doivent appartenir au même détenteur sur un même lieu de chasse ou de parcage
• Le détenteur doit mettre en œuvre toutes les mesures utiles pour éviter la contamination des appelants pendant et après la chasse (limitation du nombre d'appelants à 10 maximum, pas de contact des appelants avec les plans d'eau, manipulation des appelants avec des gants, désinfection du matériel en contact avec les oiseaux, transport des appelants dans un véhicule dédié).

En parallèle de ces dispositions, il est rappelé que des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.

Pour en savoir plus, l'ensemble des mesures et les dérogations sont détaillées à l'adresse suivante:http://agriculture.gouv.fr/les-mesures-et-indemnisations, dans la rubrique Gestion des nouveaux cas H5N8. Les conditions d'application de cette élévation du niveau de risque vont faire l'objet d'une instruction complémentaire de la direction générale de l'alimentation. Pour tout renseignement, s'adresser à la DDPP du Loiret et à l'ONCFS.

Pour rappel, sur la base d’un avis de l’Anses*, le 17 novembre, le niveau de risque avait déjà été relevé de « négligeable » à « modéré » sur tout le territoire national. Dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier et qui constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, le risque vis-à-vis de l’influenza aviaire avait été relevé pour atteindre le niveau « élevé ».C'est ainsi que 22 communes du département ont été placées en risque "élevé" depuis le 16 novembre2016. Certains foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones. En conséquence, ce jour, par arrêté ministériel, le niveau de risque est désormais qualifié d’« élevé » sur l’ensemble du territoire.

* Anses : Agence nationale de Sécurité sanitaire, de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail.

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