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Interview de Laurent Nicolle

Laurent Nicolle, le nouveau directeur général de la chambre d’agriculture, répond à nos questions. Il évoque son parcours, ses motivations et ses défis. « C’est un vrai challenge »

Le vendredi 14 novembre, le nouveau directeur général vivait sa
première session, aux côtés de Michel Masson et de Philippe Galloo.

Loiret agricole et rural : Quel a été votre parcours avant d’arriver à la chambre d’agriculture du Loiret ?

Laurent Nicolle : J’ai passé près de douze ans dans la filière halieutique, dans différentes fonctions et à différents postes. Pendant quelques années, j’ai travaillé au ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Puis j’ai été le gestionnaire du port de pêche de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), qui est le premier port de pêche français. J’ai également travaillé dans une organisation de producteurs qui gérait les quotas de pêche : j’étais spécifiquement chargé de la représentation des intérêts des producteurs à Bruxelles notamment et des échanges de quotas.

LAR : Qu’est-ce qui vous a poussé à venir dans le Loiret ?

L.N. : C’est un vrai challenge et la principale motivation venait du fait que, dans le milieu halieutique, on prend souvent comme exemple ce qui se fait dans le monde agricole. Et je trouvais intéressant de faire profiter ce dernier des compétences que j’avais acquises pendant douze ans au sein de la filière halieutique. Or il y a beaucoup de similitudes entre les différentes filières de production.

LAR : En quoi consiste votre rôle ?

L.N. : Il consiste à aider les élus et le président dans leur fonction de gestionnaires. Il s’agit aussi de faire fonctionner les services au quotidien. J’interviens également dans les relations entre les chambres d’agriculture et entre la chambre d’agriculture et les OPA (NDLR Organisation Professionnelles Agricoles) au niveau départemental. Avec un élargissement de notre champ d’action lorsque c’est nécessaire. Au niveau interdépartemental voire national. L’enjeu : faire valoir les intérêts du département du Loiret.

LAR : Une Chambre consulaire, c’est un président et un directeur : comment concevez-vous votre duo avec Michel Masson ?

L.N. : Je le conçois de manière positive avec une répartition des rôles traditionnelle dans ce type de structure : au président de mener la politique générale et de définir les orientations stratégiques. Et au directeur de veiller à ce que toute cette stratégie-là soit effective et concrétisée. Par un ensemble d’engagements, de mesures et de services mis à disposition des producteurs.

Une présence sur le terrain

LAR : Vous êtes en poste depuis quelques semaines : quelles sont vos premières impressions ?

L.N. : Elles sont très positives. D’une part, j’ai le sentiment que les filières sont très bien organisées. Avec beaucoup de coopérations entre les différents organismes qui gravitent dans le monde agricole. Je retiens également la qualité de l’accueil des représentants de structures
que j’ai eu l’occasion de rencontrer. En interne, j’ai constaté une grande compétence des chefs de services et des conseillers. Il y a une vraie cohérence entre l’ensemble des filières et leur organisation en parallèle des fonctions de la chambre d’agriculture. J’ai aussi trouvé des agents motivés et compétents pour améliorer encore la diversité de services que nous proposons aux producteurs.

LAR : Quels sont les défis qui sont devant vous ?

L.N. : Ils sont nombreux ! Le contexte est compliqué. Au niveau économique. Au niveau réglementaire. Il y a un principe simple qui permet de bien fonctionner : c’est la présence sur le terrain. L’enjeu : avoir un lien direct avec nos clients et les exploitants. Dès que ce lien est établi, il faut avoir la capacité de retraduire cela dans un certain nombre de services. Des services innovants qui peut-être n’existent pas encore mais qui restent à créer. Des services à améliorer ou à compléter, telles les formations. J’ai également découvert avec satisfaction l’utilisation des nouvelles technologies, notamment les drones. Au fur et à mesure de leur développement, nous découvrirons des possibilités de services que nous n’avons pas encore complètement imaginées aujourd’hui.

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