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Betterave
Jaunisse sur betterave : demandez l'indemnisation avant le 16 avril !

Les dossiers d’indemnisation pour perte de récolte de betteraves à la suite de la jaunisse en 2020 sont à déposer sur la plateforme FranceAgriMer avant le 16 avril.

© Horizons - Archives

Réautorisation des néonicotinoïdes en enrobage de semences de betteraves et indemnisation des pertes subies sont deux dossiers cruciaux portés par la Confédération générale des planteurs de betteraves auprès des pouvoirs publics pour pérenniser la filière à la suite de l’ampleur de la jaunisse en 2020.

Dans ce cadre, l’État a débloqué 80 millions d’euros pour indemniser les planteurs. Cette indemnisation est une première pour un accident sanitaire en agriculture. Pour en bénéficier, les planteurs concernés doivent déposer au plus tard le 16 avril leur dossier sur la plateforme FranceAgriMer.

Les règles de calcul pour les indemnités — soumises au régime de minimis, donc plafonnées à 20 000 euros, plancher minimum de 100 euros — sont désormais définitives.

La même règle s’applique pour tous les planteurs. Elle est calée sur la perte totale individuelle (jaunisse et sécheresse) par rapport au rendement potentiel (moyenne des trois meilleures des cinq dernières années) et un prix de 26 euros/tonne au-delà des remboursements liés à d’éventuelles assurances.

Une franchise de 30 % pour les planteurs assurés et de 35 % pour les planteurs non assurés s’applique. Cette différenciation vise à encourager l’assurance individuelle.

Si la CGB déplore fortement des niveaux de franchise aussi importants, deux avancées notables sont à mettre au crédit du syndicat betteravier. Tout d’abord, la référence de rendement retenue n’est pas la moyenne olympique quinquennale de l’exploitant, mais un rendement potentiel, c’est-à-dire les trois meilleurs rendements de la période 2015 à 2019. À l’échelle nationale, cela permet d’augmenter cette référence de 3,2 % par rapport à la moyenne olympique, et de 2,7 % par rapport à la moyenne arithmétique.

Et le prix de betterave servant à calculer l’indemnisation est de 26 e/t à 16 °, comme pour l’assurance socle, contre une moyenne nationale effective autour de 24,5 e/t : soit un prix supérieur de 6,1 % au prix moyen de campagne.

La CGB Île-de-France reste à disposition des planteurs pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la démarche de dépôt en ligne des dossiers de demande d’indemnisation auprès de FranceAgriMer (aucun dossier sous format papier ne sera accepté).

Renseignements

S. Audren : 06.72.92.48.70.
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