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Jean Delhaye, marinier de Loire

Amoureux de la Loire, Jean Delhaye et ses amis de la confrérie les Fis d'Galarne font perdurer les traditions des mariniers du Giennois, dans le département du Loiret.

Jean Delhaye, 72 ans, est à la tête de l’association des mariniers de Gien, la confrérie des Fis d'Galarne, qui s’évertue à faire vivre la navigation sur le plus long fleuve de France : la Loire. Créée en 1990 par une poignée de Giennois qui voulaient construire un bateau traditionnel pour naviguer sur le fleuve royal, l'association s'est étoffée de nouveaux membres, parmi lesquels des chanteurs et des musiciens.

« Au départ, nous étions une bande de cinq-six copains passionnés par la Loire, se souvient Jean Delhaye. On s’est mis à fredonner des chansons en retapant un vieux bateau, puis un deuxième et un troisième. Au fil des années, la bande s’est agrandie et un groupe de musique s’est monté ». À ce jour, les Fis d'Galarne comptent quatre-vingts adhérents, dont une vingtaine d’actifs, un groupe folklorique et une soixantaine de sympathisants.

Tous les mardis, l’équipe des besogneux est sur le pont pour construire, dans la joie et la bonne humeur, les embarcations typiques comme la toue cabanée, le fûtreau ou encore la gabare. « On se réunit chaque semaine pour entretenir et réparer le matériel, les bateaux et notre local avant de partager un bon casse-croûte tous ensemble. C’est un moment convivial, de détente entre amis de longue date. On a été malheureux pendant le confinement », confie-t-il.

Les mariniers du Giennois, qui ont entre 15 et 75 ans, font « ce qu’ils veulent, ce qu’ils peuvent, en fonction de ce qu’ils savent faire » pour constituer de A à Z un bateau à la manière des charpentiers de marine. Il faut par exemple compter 800 heures et pas moins de 30 000 euros pour créer une embarcation de type toue cabanée. « Le plaisir se paie ! L’association a à son actif une vingtaine de bâtiments, dont sept qui lui appartiennent. »

La confrérie s'attelle également à faire découvrir les trésors de la Loire aux plus jeunes par le biais d'animations scolaires, comme la Fête des moussaillons. « C’est une manière de perpétuer le travail d’un métier disparu, mais aussi de faire respecter la Loire, explique le président. Les enfants se montrent toujours très intéressés d’en apprendre plus sur ce dernier fleuve sauvage d'Europe, sur l'histoire de la marine de Loire, les bateaux, la navigation, mais aussi sur la faune, la flore ».

Le groupe folklorique, qui réunit dans les temps forts plus de vingt musiciens et chanteurs, participe à bon nombre de représentations, jouant et chantant l’aventure et la vie des mariniers. « On fait une dizaine de sorties par an, qui permettent l’autofinancement de l’association. Nous avons aujourd’hui un beau répertoire qui compte une quarantaine de chansons. De quoi tenir un spectacle de deux heures ! »

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