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La baie du Mont-Saint-Michel à pied

La traversée à pied de la baie du Mont-Saint-Michel offre un moment inoubliable et une vue magique sur ce rocher qui a retrouvé son insularité.

Si la renommée du Mont Saint-Michel, qualifié de Merveille de l’occident, n’est plus à faire — c'est le 4e site culturel le plus visité en France —, outre l’accès classique via la nouvelle ­passerelle, il existe un autre moyen d’y accéder et de profiter d’une vue qui varie au gré des marées, de la météo et des rayons du soleil : la traversée de la baie à pied.

Depuis Saint-Léonard, ancien village de pêcheurs situé sur la commune de Vains (Manche), le rocher du Mont-Saint-Michel, dominé par son abbaye, et sa baie s’offrent aux promeneurs qui devront parcourir environ 7 kilomètres pour le rejoindre.

La vigilance doit être de mise face à certains dangers comme les fortes marées, les trois cours d’eau instables à traverser, les sables mouvants, sans oublier les lâchers d’eau quotidiens du barrage dans le lit du Couesnon.

Des guides attestés des traversées permettent de l’effectuer en toute sécurité, le tout complété de commentaires historiques, culturels, ou sur l’environnement si particulier. Enfant du pays, Ludovic Coulon est l’un d’eux. Dans ce milieu naturel d’exception, il vous en fera découvrir ses richesses et secrets à travers des commentaires axés sur les patrimoines culturels et naturels de la baie, comme la faune et la flore, les marées, les grands travaux de désensablement, l’histoire de l’abbaye, les sables mouvants, le rocher de Tombelaine… pour le bonheur des petits et des plus grands.

Malgré de nombreux groupes, la traversée offre des moments où l’on se sent seul au monde et petit. Au loin, les randonneurs ressemblent aux bonhommes dont Yan, peintre morbihannais, a fait sa signature.

Cette randonnée sur la grève s’inspire de la coutume millénaire des pèlerins qui se rendaient au Mont Saint-Michel à pied. Désormais, cette sortie nature offre une expérience inoubliable à tous.

Les plus courageux font également le retour.

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