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La Bazoche-Gouet réussit son premier comice

La Bazoche-Gouet (Eure-et-Loir) a accueilli, pour la première fois, le comice agricole Perche et Dunois, les 24 et 25 juin. Les habitants de la commune et les éleveurs euréliens se sont pliés en quatre pour que cette fête soit un succès.

Le comice agricole ne serait rien sans l’engagement et le soutien des habitants de la commune qui l’accueille. Et ceux de La Bazoche-Gouet n’ont vraiment pas fait les choses à moitié pour recevoir leur premier comice agricole du Perche et du Dunois les 24 et 25 juin.

Toutes les rues avaient pris les couleurs des provinces de France et les associations ont multiplié les animations. Et tous ces efforts ont été récompensés par le succès populaire de la fête tout au long du week-end. 

De leur côté, les éleveurs n’ont pas été en reste : ils ont réuni le plus grand nombre d’animaux de toute l’histoire du comice.

Seul bémol, peut-être, l’étalement des stands au long des rues qui a donné l’impression à certains d’être un peu isolés. De fait, la visite des officiels le dimanche matin a dû faire quelques impasses pour rester dans le temps imparti... 

Comme à l’accoutumée, cette inauguration s’est achevée par un tour des éleveurs présents dans le pré situé à deux pas du centre, route d’Authon. Il y avait là les éleveurs de chevaux percherons mis à l’honneur par le comice, un éleveur de poney shetland multi récompensé et les éleveurs de moutons qui ont proposé des démonstrations de tonte et une autre très remarquée de chiens de troupeaux.

Un peu plus loin, autour du ring où se sont déroulés les concours, se tenaient les éleveurs de bovins.

C’est François Guéret, éleveur de normandes sur la commune, qui en a fait faire le tour aux officiels.

Et il en a profité pour interpeller les élus : « Les politiques ne font rien pour nous, ils bradent notre agriculture. Il faut que les organisations de producteurs se rassemblent et prennent des avocats pour attaquer Lactalis ou Bel pour qu’ils appliquent la loi. Aujourd’hui, je gagne plus d’argent avec mon fumier qu’avec mon lait ! »

Il a ajouté un brin provocateur : « Cette année, j’ai même ensilé mon blé pour le mettre dans mon méthaniseur, c’est plus intéressant que de le mettre sur le marché ».

Le président de la chambre d’Agriculture, Éric Thirouin, lui a répondu : « Nous allons voir le maçon au pied du mur avec la révision de la loi Sapin 2 et les états généraux de l’alimentation qui vont être lancés. L’objectif est d’obliger les industriels à répercuter les coûts des producteurs. Le but est d’inverser les choses. C’était une volonté de Xavier Beulin, si on y arrive, ça peut tout changer... »

Ensuite, les officiels se sont retrouvés au centre du ring pour la traditionnelle remise des récompenses.

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