Aller au contenu principal

Coopératives
La CABBP dresse le bilan de son exercice 2019-2020

Privés d'assemblée générale annuelle, les dirigeants de la Coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche dressent avec nous le bilan de l'exercice passé, qu'ils jugent honnête.

La Coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche a tenu ses deux assemblées générales de section le 25 janvier en visioconférence. Elle a repoussé les délais au maximum mais le contexte sanitaire l'a également privée de sa traditionnelle réunion annuelle en présentiel, qui s'est donc transformée en consultation écrite…

Aussi, avons-nous rencontré le président et le directeur de la coopérative, Benoît Ferrière et Guillaume Rivet, le 15 février, pour faire le point sur cet exercice 2019-2020.

« Il a été plutôt bon en termes de volume de collecte, se réjouit Guillaume Rivet. Nous retrouvons un niveau légèrement supérieur à celui de 2015. En revanche, en approvisionnement, nous enregistrons une baisse importante. Il faut dire qu'il y avait eu une anticipation de la hausse de la RPD* l'année précédente, puis un automne humide donc sans désherbage, et un printemps sec donc sans fongicides. Et nous sentons aussi un changement de comportement vis-à-vis des phytosanitaires, avec une tendance à la réduction plus marquée ».

Le résultat final affiché par la coopérative est stable autour de 700 000 euros, permettant 350 000 euros de ristournes sur les céréales et de 133 000 sur les approvisionnements.

« Un exercice honnête mais sans plus », estime Guillaume Rivet. Au cours de cet exercice, les investissements ont été relativement modestes, du fait de la pandémie. « Ce n'était pas une volonté. L'idée est de les contenir à moins de deux millions par an, ceux prévus ont été décalés », souligne-t-il.

Pour le président de la coopérative, l'exercice a été marqué « par les préoccupations autour de l'issue de la réglementation sur la séparation vente-conseil. Notre position va vers la vente mais c'est le moment de dire aux agriculteurs que nous sommes là pour leur apporter des solutions. Nous tenons beaucoup à l'importance de notre service expérimentation qui se réoriente vers les alternatives aux phytos. Nous restons dynamiques sur nos essais et la communication des résultats. Nous avons les moyens d'agir dans le cadre fixé », assure Benoît Ferrière.

La coopérative se met aussi en ordre de marche pour accompagner les nouvelles formes de rémunération : paiements pour services environnementaux (PSE), séquestration de carbone, production bas GES** — la ­coopérative a commercialisé plus de 7 000 tonnes de colza bas GES cette année, agrémentées d'une prime d'environ 25 euros.

« Il y a un besoin d'être aux côtés de nos adhérents là-dessus car cela s'accompagne de beaucoup d'administratif. Nous devons les aider à capter ces nouvelles valeurs », relève Guillaume Rivet.

Enfin, selon lui : « Pour la dernière récolte, ce sera beaucoup moins bien avec 90 000 tonnes de collecte en moins (- 22 %). Ce n'est pas fameux, surtout en orge et en blé tendre. Le colza s'en sort mieux. Notre assurance carence d'apport va fonctionner, mais je pense que nous avons perdu plus que la moyenne départementale, le Perche à trinqué… Cependant, nous avons une bonne maîtrise de nos charges, le résultat devrait être identique à celui de cette année, ça devrait passer… ».

Le président de la coopérative conclut : « L'ensemble du modèle doit évoluer. Les équilibres de la coopérative sont en train de changer. Quels seront les besoins futurs des agriculteurs ? Quelles solutions apporter à la baisse des intrants ? La coopérative offre de nombreux services et nous avons des besoins complémentaires à mettre en place. Comment financer tout cela ? Nous devons redéfinir notre modèle économique et nos missions auprès des agriculteurs. Nous travaillons là-dessus avec le conseil d'administration mais sans changer nos points majeurs : proximité, agilité et disponibilité des produits ».

*Redevance pour pollutions diffuses

**Gaz à effet de serre

La coopérative dans sa poche

Le directeur de la CABBP, Guillaume Rivet, en parlait déjà il y a quelques années : « Un jour, chacun aura la coopérative dans sa poche ». Et bien c'est en passe d'arriver. En effet, la coopérative s'est rapprochée d'InVivo qui développe pour elle l'application Aladin. Celle-ci permettra par exemple aux adhérents de réserver un produit (engrais, phyto, semence) pour l'avoir à disposition où et quand il le souhaite ou d'entrer en relation avec un technicien.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Hervé Fouassier, président de la section Corbeilles-Nangis de Cristal Union, appelle les planteurs à ne pas détruire trop vite les parcelles touchées par le rhizopus, des solutions de valorisation étant encore à l’étude.
Une campagne betteravière hors norme à Corbeilles
Après un été marqué par une sécheresse exceptionnelle, la campagne betteravière se déroule sous tension à Corbeilles-en-Gâtinais…
À Faverelles, lundi 19 octobre. Frédérique Toussaint, Willem Boode, Mickaël Bedu, Rémi Toussaint et Manuel Leteur (de g. à d.) se sont réunis pour évoquer les conséquences de la sécheresse sur leurs exploitations et l’alimentation des troupeaux.
Dans l'est du Loiret, la sécheresse met les exploitations à rude épreuve
Réunis à Faverelles (Loiret) lundi 19 octobre, chez Manuel Leteur, plusieurs agriculteurs de l'est du Loiret et de la Nièvre…
[VIDÉO] Punaises des céréales : le colza face à des attaques inédites
Longtemps restées anecdotiques en France, les punaises des céréales provoquent cette année des dégâts importants dans plusieurs…
Mercredi 7 octobre, à Champseru. Le préfet, Xavier Pelletier (à d.), est sensibilisé aux problématiques de la filière betteravière par le président de la CGB CVL, Xavier Pelé, et le producteur Damien Delachaume.
Le nouveau préfet d'Eure-et-Loir mis face aux problématiques agricoles
À l'invitation de la FNSEA et de JA 28, le nouveau préfet d'Eure-et-Loir a visité deux exploitations mercredi 7 octobre. Il…
Vendredi 16 octobre, à Boissy-lès-Perche. Marco Mandrillo est le responsable marketing d'Andros Foodservice, Jérôme Chapon préside l'APL2A, Justine Rousseau fait le lien entre les éleveurs et Andros, Anthony Chapon est l'éleveur qui reçoit tout le monde (de g. à d.).
Andros Foodservice invite la presse au Gaec du Bois Spert
Andros Foodservice a convié la presse vendredi 16 octobre au Gaec du Bois Spert, pour lui faire découvrir sa filière éthique…
Le Mée-sur-Seine jeudi 8 octobre. Les partenaires du centre de gestion sont venus nombreux assister à ce rendez-vous annuel toujours très attendu.
CERFrance : une campagne 2026 qui met à l’épreuve les équilibres économiques
La réunion conjoncture du CERFrance Champagne Nord-Est Île-de-France le jeudi 8 octobre au Mée-sur-Seine a permis de…
Publicité