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La CGB Centre-Val de Loire réunit les planteurs à Janville

La CGB Centre-Val de Loire a organisé son assemblée générale le 20 juin à Janville, dans un contexte particulier.

L’avenir du bassin betteravier au sud de Paris a été au cœur des travaux de l’assemblée générale de la CGB Centre-Val de Loire qui a réuni ses adhérents le 20 juin à Janville.

La crise qui secoue le secteur et les annonces de restructuration industrielle, comme l’éventuelle fermeture de la sucrerie de Toury, plongent les planteurs dans le doute. Dans ce contexte particulier, son président Alexandre Pelé s’est voulu rassurant, sans occulter pour autant l’impact sur les planteurs du secteur.

Mais il a regretté l’érosion des cotisations  : «  Alors que l’enjeu n’a jamais été aussi fort. J’en appelle à la responsabilité de chacun  : si on veut une filière organisée, il faut aussi des moyens  », a-t-il lancé au début de la réunion.

La restructuration du bassin betteravier du sud parisien devrait amener une refonte des secteurs d’approvisionnement des usines du secteur.

Si Alexandre Pelé a assuré que tous les planteurs seraient repris, la perte de la distillerie induite par la fermeture du site tourysien l’interpelle  : «  À l’heure où l’on développe l’éthanol, ça me heurte  ! Néanmoins, la vinasse sera mutualisée et les planteurs pourront continuer à bénéficier de ce service  », a-t-il pointé.

Reste la question de l’allongement des campagnes et ses conséquences, expliquées par la directrice du syndicat, Mylène Grapperon.

Cette thématique n’est pas nouvelle, les campagnes ont été rallongées ces dernières années pour augmenter la productivité de la filière et réduire les coûts industriels. De fait, un jour de production supplémentaire engendre une économie d’un euro par tonne de sucre produite.

Cependant, il y a un impact sur la production. Ainsi, un démarrage précoce induit une baisse de rendement et plus on récolte tard, plus les conditions d’arrachage sont difficiles. L’impact est réel aussi sur le stockage et il semble difficile d’augmenter les aires.

La piste des méga-silos a été évoquée mais dix jours de stockage représentent 100 000 tonnes  : «  Je ne ferme pas cette porte, ça peut être une solution et la problématique serait supportée par la coopérative  », a relevé Alexandre Pelé.

Autre problématique, la logistique  : «  Si on veut durablement faire de la betterave, la logistique sera un point clé. Il faudra optimiser le transport entre les groupes sucriers (Toury, Artenay, Pithiviers) je crois que l’on peut faire des choses biens dans l’intérêt de la filière et envisager la solution du chargement sur route, dans un cadre strict  ».

Ensuite, il y a la question des pertes en silo  : perte de sucre, de poids, en qualité sanitaire et donc hausse du nombre de betteraves non marchandes. Des compensations sont prévues par la coopérative  : prime de livraison précoce et prime pour enlèvement tardif.

Pour sa part, le risque sanitaire augmente avec la somme des températures et devient exponentiel à partir de 270 ° jour après la récolte. Le coût de la protection des silos sera un frein également, les indemnisations prévues ne couvrant pas les frais. Enfin, il y a les conséquences agronomiques  : les rendements de la culture suivante pourraient être affectés par le décalage de la date de semis, les tassements vont augmenter…

«  J’ai la ferme conviction de construire un avenir au sud de Paris avec nos particularités  : le taux de betteraves non marchandes qui est le double de la moyenne nationnale, la tare terre, l’obligation parfois de stocker deux tours de betteraves, le coût de la protection des silos et les difficultés d’arrachage que l’on connaît tous. Il y a donc à Toury des sujets agricoles que l’on devra traiter rapidement. Le positionnement de la CGB c’est la défense du planteur. Quant au devenir du site de Toury, si demain on trouve une activité pour ce site industriel, et j’y suis attaché, nous ferons tout ce qui est dans nos moyens pour réussir à ramener de l’activité agricole ou non sur ce site  ».

Hervé Colin

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