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Chambre
La Chambre régionale a tenu sa première session à distance

La dernière session de la chambre régionale d’Agriculture du Centre Val-de-Loire de l'année s'est déroulée le 27 novembre et pour la première fois en visioconférence.

Philippe Noyau

Les membres de la chambre d'Agriculture régionale se sont réunis en session le 27 novembre mais compte tenu de la pandémie, celle-ci s'est déroulée en visioconférence.

Au cours de ses travaux présidés par Philippe Noyau, il a été question du Plan de relance, de l’économie agricole dans ce contexte Covid-19, du Casdar (Compte d'affectation spécial développement agricole et rural) et de l'annulation du Salon international de l'agriculture.

Lors de cette session, Philippe Noyau a donc largement évoqué le Plan de relance. Il a mentionné qu’il serait adossé au deuxième pilier de la Pac. Ce dernier concerne l’accompagnement des agriculteurs dans la mise en place de Maec (Mesures agro-environnementales et climatiques) et des projets d’investissement à travers le PCAE (Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles) notamment.

« Ce second pilier va être surdoté en 2021-2022 », a-t-il précisé.

Les chambres d’Agriculture se penchent activement sur la mise en place de la prochaine Pac de 2023. « Nous sommes en train de voir comment planifier l’accompagnement des agriculteurs pour les six ans à venir afin de redonner un souffle économique à leurs exploitations et pour amortir la transition agro-écologique », a-t-il ajouté.

L’ensemble des Chambres a à cœur d’accompagner tous les agriculteurs dans leurs démarches administratives et techniques.

Toujours dans un souci d’aide aux agriculteurs, le président de la Chambre a évoqué le cautionnement. Dans le cadre des Prêts garantis par l’État (PGE), les agriculteurs peuvent bénéficier d’une caution d’un an à 0,5 %. Ce prêt cautionné permettrait à l’agriculteur de souffler, mais Philippe Noyau est lucide : un an, en agriculture, c’est trop court : « Les agriculteurs qui devront rembourser ces prêts seront pénalisés puisque les taux d’intérêts vont augmenter au bout d’un an ».

Il demande donc à l’État d’élever le temps de cautionnement pour s’adapter aux contraintes agricoles qui répondent à des cycles longs : « Il faudrait les allonger de cinq à sept ans pour que l’agriculteur ait le temps de rembourser son emprunt ».

Cette session a également permis à Philippe Noyau de faire le point sur les filières les plus touchées par la crise sanitaire et les confinements. Tout d’abord l’horticulture, qui se trouve dans un flou économique et prévisionnel avec des pertes importantes au moment de la Toussaint : « Il y a eu de la mévente durant cette période. Comme il y a moins de convivialité, nous achetons moins de plantes à offrir. Automatiquement, le secteur horticole en souffre ».

La viticulture, elle aussi souffre à cause de la Covid-19, du Brexit et de la taxation des États-Unis : « Cela amène les agriculteurs à avoir des stocks assez importants. Les produits festifs ne seront justement pas à la fête en cette fin d’année, ce qui va aggraver la situation ».

L’agritourisme peine également, ainsi que les centres équestres. Philippe Noyau invite les citoyens à relancer l’économie locale : « Nous demandons qu'une communication soit faite par l’État, les Régions, pour inciter la population à acheter et consommer local. Cela participera, en même temps, à la réduction des gaz à effet de serre ».

En plus de demander un fonds d’allégement des charges pour accompagner les agriculteurs les plus déstabilisés par la crise sanitaire, Philippe Noyau a évoqué le Casdar, fonds destiné à aider la recherche interne agricole.

« Il y a eu un prélèvement national de 10 millions d’euros. Nous demandons que ce financement soit remis dans la boucle afin de continuer à accompagner la recherche, l’innovation et le développement ».

Cette année, le Salon de l’agriculture a été annulé et reporté en 2022. Cependant, Philippe Noyau se félicite de la mise en place d’une semaine agricole. Elle se déroulera au mois de mai 2021 (les dates exactes restent à confirmer) avec un concours décentralisé. La région Centre-Val de Loire a été retenue.

Le concours général aura donc lieu les 13 et 14 mai au Palais des congrès de Tours (Indre-et-Loire). Même si rien n’est encore garanti, Philippe Noyau a pour ambition de concentrer les événements agricoles annulés de cette année dans le Sia 2021.

« Nous avons six mois pour réfléchir à cet événement. Cela va avoir un coût mais nous avons à cœur de le faire car les agriculteurs, les producteurs, les vignerons, etc. attendent ce concours et ces médailles pour mettre en avant leurs produits », conclut-il.

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