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La chasse à la ferme, un moyen de valoriser le territoire

Blandine Terrier, éleveuse de volailles dans le Loir-et-Cher, propose des séjours de « chasse à la ferme » pour se diversifier et faire découvrir son territoire.

La chasse à la ferme est un moyen pour Blandine Terrier de faire découvrir son territoire et de se diversifier.

Éleveuse de volailles à Vernou-en-Sologne (Loir-et-Cher), Blandine Terrier est passionnée de chasse : « Petite, je partais toute seule avec mes chiens et j’ai fait ma première pièce à l’âge de douze ans. »

Depuis plusieurs années, elle réfléchissait à mettre en place sur le territoire familial une activité autour de cette pratique incontournable en Sologne. C’est chose faite depuis cette année : l’activité a été lancée sur la saison 2014-2015 sur ses cent hectares de plaine et ses quatre étangs de Mariaville dans lesquels elle élève les canards.

Blandine Terrier débutera sa deuxième saison à partir de septembre et jusqu’à fin janvier, période du petit gibier.

Dès 8h30, l’agricultrice accueille les participants préalablement inscrits avec un petit déjeuner maison. « Nous faisons remplir des formulaires obligatoires sur le respect des règles de chasse, notamment. C’est très important pour moi parce que ce sport doit se pratiquer de façon responsable », précise Blandine Terrier.

La chasse à la ferme commence vers 9h. Les convives effectuent deux ou trois battues le matin : une levée d’étang puis chasse au faisan et au perdreau. L’après-midi, après un déjeuner avec des produits du terroir, la chasse reprend vers 14h30 pour deux ou trois battues.

Le soir, Blandine Terrier présente le gibier, distribue la bourriche et propose une collation avant le départ.

« Au travers de cette prestation, j’ai envie de promouvoir mon territoire grâce à des plats traditionnels comme la poule au pot et la restauration maison avec des produits de la ferme et de la chasse : valoriser le gibier et le poulet label de l’Orléanais », explique Blandine Terrier.

L’activité est en plein développement et pour le moment, les chasseurs viennent principalement de la Sologne et de la région parisienne. « Via mon site Internet, j’ai eu des demandes de la Somme et d’un Libanais vivant à Paris. J’ai également été sollicitée pour un comité d’entreprise. Les gens sont à la recherche d’un nouveau territoire et mon objectif est de faire en sorte que ça leur plaise et qu’ils reviennent. »

Pour cela, Blandine Terrier travaille avec des maisons d’hôtes de Vernou-en-Sologne. Cette activité est aussi un moyen de se diversifier dans cette zone aux terres difficiles.

« Je pense que cette activité peut être une niche qui me permettra de maintenir mon exploitation agricole sur ce territoire. Avec la chasse, j’ai voulu lier l’utile à l’agréable pour que l’agriculture perdure en Sologne », conclut-elle.

Photo : archive 2011.

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