L'engagé du mois : Olivier Brossier
« La communication commence à l’école et dans nos propres villages »
Qu’il soit associatif, syndical, politique… l’engagement est également source d’enrichissement personnel. Afin de mettre en avant ces hommes et ces femmes qui s’investissent au quotidien pour le collectif, quel qu’en soit le domaine, retrouvez l’engagé* du mois. En février, c’est Olivier Brossier, conseiller municipal, qui est à l’honneur.
Qu’il soit associatif, syndical, politique… l’engagement est également source d’enrichissement personnel. Afin de mettre en avant ces hommes et ces femmes qui s’investissent au quotidien pour le collectif, quel qu’en soit le domaine, retrouvez l’engagé* du mois. En février, c’est Olivier Brossier, conseiller municipal, qui est à l’honneur.
« Originaire du village, je connais son historique et l’évolution que je souhaite lui donner. En tant qu’agriculteur, je suis dans la commune de Beaumont-du-Gâtinais et je ne compte pas déménager. Les décisions doivent se réfléchir sur le long terme et être cohérentes, comme pour nos exploitations, explique Olivier Brossier, qui insiste sur le fait de compter au conseil municipal des habitants qui ne sont pas de passage. La majorité des villageois y sont d’ailleurs attachés ».
En tant que professionnel, « siéger au sein du conseil municipal maintient le contact avec l’agriculture alors que les liens directs avec la population s’effacent. Quand un sujet agricole est évoqué, je peux conseiller sur les lieux, la notion d’adaptabilité comme pour les aménagements routiers, l’AFR (Association foncière de remembrement) », précise-t-il.
En parallèle, Olivier Brossier intervient depuis de nombreuses années au sein de l’école communale auprès des CM1 et CM2. « Les élèves viennent dans une parcelle pour être sensibilisés aux cultures et à l’aliment qu’ils mangent. Je leur apporte une connaissance du champ à l’assiette. À l’approche de la 6e, ils sont davantage intéressés. Le dialogue se crée bien et des goodies les motivent, raconte l’agriculteur qui fait également intervenir son technicien de coopérative pour expliquer la traçabilité. Un blé Irtac servant aux brioches Pasquier leur parle directement par exemple ». Bien qu’ils soient élevés en milieu rural, ils découvrent les champs et les cultures qui les entourent. Olivier Brossier s’appuie également sur la bâche Agridemain pour présenter son exploitation. Cette année, luzerne et blé dur (avec la démarche de sa coopérative pour Barilla) seront au programme.
Conseiller municipal et communicant, ces deux casquettes offrent à l’agriculteur l’occasion de parler de son métier. « La base de la communication commence à l’école et dans nos propres villages. Si chacun s’y applique sans aller plus loin, ce serait déjà bien. Souvent les problèmes rencontrés viennent du manque d’échanges et de connaissances », assure l’exploitant agricole qui, dès son installation en 2009, s’est lancé dans la communication vers le grand public. Il sera d’ailleurs présent au Salon de l’agriculture pour guider des groupes d’enfants et dialoguer avec les visiteurs.
*Si vous connaissez des exploitants agricoles impliqués dans la vie civile (Croix-Rouge, école, société de chasse, association sportive, paroisse…), n’hésitez pas à contacter la rédaction d’Horizons Seine-et-Marne via seine-et-marne@horizons.fr