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Maraîchage
La cueillette des cornichons difficile mais productive

La récolte de cornichons et de courgettes bat son plein. Rencontre avec ces légumes d'été sur le terrain de Gilles Leroux, agriculteur à Veuves.

Les cornichons de Gilles Leroux sont notamment commercialisés dans les supermarchés de Loir-et-Cher.
Les cornichons de Gilles Leroux sont notamment commercialisés dans les supermarchés de Loir-et-Cher.
© M.-H.D.

Les champs de Gilles Leroux se sont teintés de jolies couleurs. À Veuves, le vert foncé des feuilles côtoie le vert tendre des courgettes rondes, tandis que les fleurs orangées des cornichons illuminent la parcelle. Les légumes sont en pleine pousse et il faut garder la cadence, tous les jours, pour les cueillir.

Et l'exercice n'est pas facile. Pendant sept heures, le dos courbé, il faut supporter le soleil intense, le vent ou la fraîcheur selon les caprices de la météo. En ce moment, dans les champs, les salariés s'activent dès le petit matin et finissent leur journée en début d'après-midi afin que les légumes ne soient pas abîmés par la chaleur. La récolte a démarré plus tardivement, le 17 juillet, car « ça s'est enfin réchauffé. L'an dernier, nous avions commencé le 10 juillet », se souvient l'agriculteur, qui cultive aussi des céréales.

Un timing précis

Il dispose d'un demi-hectare en cornichons et d'un demi-hectare de courgettes jaunes et rondes. Tous les jours, 300 kg de courgettes sont prélevés, ainsi que 500 kg de cornichons. Ces derniers doivent être cueillis très jeunes, de la taille du petit doigt, afin de bénéficier de la qualité « extra-fin ». Ils sont envoyés chez l'industriel Reitzel, à Bourré, commune de Montrichard, qui a décidé de relancer la vente de cornichons français. Quant aux courgettes, elles sont vendues au grossiste Controise SARL, situé à Contres.

Cultiver le fameux condiment qui accompagne les charcuteries permet à Gilles Leroux de « diversifier [ sa ] production avec une valeur ajoutée les bonnes années. Je touche plus d'argent qu'avec les céréales, mais c'est aussi plus compliqué à faire », affirme-t-il. En effet, il faut veiller à cueillir la bonne taille et leur pousse est si rapide que, si on a trop vite trié le plant, c'est impossible de se rattraper le lendemain. Les petits cornichons seront devenus grands, donc un manque à gagner pour l'exploitation, même si l’industriel a développé une gamme spécifique pour utiliser les plus gros fruits. Sans compter que le plant s'avère très fourni, observation et efficacité doivent être au rendez-vous. Rien à voir avec sa comparse la courgette, qui nécessite juste la présence de deux salariés dans la parcelle.

Sur le chemin de l'Art — ça ne s'invente pas —, la récolte ne fait que commencer, elle devrait durer deux mois.

 

Des saisonniers difficiles à trouver

Le chef d'exploitation emploie des salariés bulgares, faute d'avoir pu trouver une main-d'œuvre locale. « C'est le gros problème du maraîchage : trouver des saisonniers qui acceptent des conditions de travail parfois pénibles et sur une durée de deux mois, en juillet et août, avec un salaire basé sur le Smic, l'activité devant être rentable, sachant que la main-d'œuvre représente 80 % des charges », s'agace Gilles Leroux.

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