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La Cuma est un outil de travail

La FRCuma Île-de-France, a réuni, mardi 8 septembre à Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne), ses partenaires pour présenter, à travers des exemples, les bénéfices apportés par une Cuma.

Alors que l’assemblée générale s’est tenue en huis clos, la Fédération régionale des Cuma d’Île-de-France, présidée par Vincent Boddaert, a convié mardi 8 septembre ses partenaires pour mettre en avant les bénéfices apportés par le statut Cuma aux exploitations franciliennes.

Cette rencontre s’est déroulée à la ferme de Passy à Chevry-Cossigny où l’exploitant agricole, Alexis Lepeu, est également président de la Cuma du Plateau de Brie créée en 1988 à l’origine pour l’arrachage de betteraves.

Depuis 2008, cette Cuma a enregistré une montée en puissance tant en nombre d’adhérents qu’en matériels.

« Nous avons utilisé cette Cuma comme une plate forme de matériel en commun pour accompagner l’évolution de nos méthode de travail », explique l’exploitant. Semis directs, agriculture de conservation, depuis 2011 méthanisation, et dernièrement une trieuse ont marqué l’élargissement de la gamme de matériels de la Cuma.

La Cuma du Plateau de Brie est organisée en sections.

Ces douze dernières années, elle est passée de 4 à 29 structures chacune adhérente de 2 à 7 matériels. Si la Cuma adhère à un groupement d’employeurs, elle n’a pas de salariés en propre.

« Aujourd’hui, nous réfléchissons à la construction d’un hangar afin de structurer l’entretien du matériel. On s’interdit d’avoir à gérer des pannes en saison. Chacun a la responsabilité d’un matériel spécifique ».

Alors que les charges de mécanisation (40 % des charges de structure) sont les seules compressibles, la mutualisation, quelle qu\'elle soit, permet d’atteindre des coûts optimum.

« La Cuma reste un outil de travail. La plupart des adhérents font également parti du même GRCeta pour le suivi technique. »

Au niveau financier, la Cuma a un caractère rassurant.« Elle permet d’accéder au matériel de demain. Au delà du risque, c’est le sens de l’histoire », a souligné Sébastien Gauthier du Crédit agricole Brie-Picardie.

Cette rencontre a aussi été l’occasion de présenter le dispositif Dina (dispositif national d\'accompagnement) qui permet un accompagnement complet des Cuma, le PCAE (Plan de compétitivité et d\'adaptation des exploitations agricoles)…

La matinée s’est achevée sur le site du méthaniseur de Brie Biogaz à Brie-Comte-Robert, qui réuni six associés et quatre exploitations agricoles, où pour l’anecdote l’effet Covid se ressent via l’apport de certains produits comme les invendus de pommes de terre et de la bière.

Laurence Goudet-Dupuis

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