La Fédération de chasse de Loir-et-Cher fête son centenaire à Chambord
La Fédération départementale des chasseurs de Loir-et-Cher (FDC 41) a fêté ses 100 ans au sein du château de Chambord vendredi 24 avril, sous la présidence d’Hubert-Louis Vuitton. Les adhérents chasseurs ont participé en nombre à cet événement.
La Fédération départementale des chasseurs de Loir-et-Cher (FDC 41) a fêté ses 100 ans au sein du château de Chambord vendredi 24 avril, sous la présidence d’Hubert-Louis Vuitton. Les adhérents chasseurs ont participé en nombre à cet événement.
Les chasseurs ont célébré les 100 ans de la Fédération départementale des chasseurs de Loir-et-Cher (FDC 41) lors de l'assemblée générale qui s'est tenue au château de Chambord, au sein de la salle des communs d'Orléans, remplie pour l'occasion, vendredi 24 avril.
« Cent ans de passion avec toujours une volonté d’être au plus proche de vous, adhérents chasseurs », a rappelé son président, Hubert-Louis Vuitton, saluant aussi par la même occasion l’engagement des équipes de la fédération. Le directeur du domaine national, Pierre Dubreuil, a lui aussi insisté sur la portée symbolique du lieu, évoquant « un événement marquant dans un site emblématique et historiquement destiné à la chasse ». Aux côtés des chasseurs, de nombreux élus étaient présents, dont Philippe Gouet, Marc Fesneau, ainsi que le représentant de l’État, le préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet.
La féminisation de la pratique progresse
Avec 13 560 chasseurs annuels, la fédération enregistre une légère baisse d’environ 2 % cette saison. Une érosion contenue, avec 259 nouveaux chasseurs accueillis, signe d’un renouvellement encore bien actif. L’âge moyen atteint 57 ans, avec une progression de la féminisation. Les femmes représentent en effet environ 8,5 % des effectifs. Une tendance que la fédération cherche à accompagner, notamment via la formation. 14 % des lauréats du permis de chasser sont désormais des femmes.
La formation reste un levier majeur : 315 candidats ont été reçus au permis de chasser, avec un taux de réussite de 83 %. Près de 1 000 personnes ont également suivi des formations complémentaires durant l’année 2025.
Des populations de petit gibier jugées inquiétantes
Sur le plan cynégétique, le taux de réalisation des plans de chasse atteint 55 % toutes catégories confondues, soit 5 points de plus que l’an dernier. Pour les biches, ce taux grimpe même à 60 %, contre 51 % lors de la précédente campagne. Du côté du chevreuil, les attributions sont en baisse de plus de 15 % en trois ans, en raison notamment d’épisodes de mortalité observés localement.
Concernant le petit gibier, les inquiétudes sont grandissantes. Les comptages de printemps confirment une reproduction insuffisante. Pour la perdrix grise, 89 compagnies ont été observées, représentant 546 oiseaux, avec un ratio de reproduction encore faible. La perdrix rouge présente également des résultats en recul, avec seulement 0,60 jeune par couple contre 0,77 l’année précédente. Le faisan, pour sa part, montre une légère amélioration, avec 3,2 jeunes par poule contre 2,8 l’an dernier. Au total, 303 compagnies ont été recensées, pour plus de 1 100 oiseaux.
30 000 sangliers prélevés la dernière saison
L’un des sujets largement évoqué durant l’assemblée a concerné les dégâts de gibier sur les cultures agricoles. À l’échelle nationale, la question des dégâts de grand gibier est devenue un sujet prépondérant avec près de 100 millions d’euros d’indemnisations chaque année. « Les enjeux sont colossaux et il en va désormais de la survie même de nos structures », a souligné Hubert-Louis Vuitton, appelant à une réforme d’un système jugé « inadapté, inéquitable et ruineux pour les chasseurs ». En Loir-et-Cher, cette réalité se traduit concrètement par plus de 900 000 euros d’indemnisations versées durant la campagne précédente, et un budget « dégâts » qui pèse désormais plus de la moitié des dépenses de la fédération. La pression de chasse, elle, reste élevée, notamment sur le sanglier, avec près de 30 000 prélèvements cette saison, en hausse de 25 % par rapport à la saison précédente.
Voir aussi Protéger les cultures face au sanglier
Le président a tenu à saluer l’implication d’agriculteurs engagés, notamment ceux qui installent et entretiennent des clôtures électriques pour protéger leurs cultures. Quinze exploitants ont ainsi bénéficié d’un accompagnement financier de la fédération.
L’assemblée générale s’est conclue par une séance de questions-réponses avant un moment de convivialité pour fêter les 100 ans de la FDC 41.
Retour en images sur l'AG 2026 de la FDC 41 :