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La Fédération des Cuma rencontre le Département

Lundi 16 mai, la Fédération des Cuma* du Loiret a rencontré des membres du conseil départemental sur le site de la Cuma du Ronceau, afin de valoriser et mettre en avant leurs différentes actions et problématiques.

La Cuma* du Ronceau a été l’hôte d’une première rencontre officielle particulièrement importante pour la Fédération des Cuma. Sous l'impulsion de cette dernière, le hangar partagé de la Cuma du Ronceau, inauguré en 2019, a réuni à Montbouy plusieurs présidents et adhérents des Cuma du Loiret ainsi que des membres du conseil départemental. Cette rencontre avait pour but d’aborder plusieurs problématiques rencontrées par le réseau et, plus largement, par le monde agricole, comme les coûts de l’énergie, le recrutement de main-d'œuvre, l’irrigation partagée et la récupération d’eau. Ces échanges étaient aussi l’occasion pour la fédération de remercier le conseil départemental pour son soutien financier et ainsi mettre en avant les nombreux projets du collectif.

Partage, convivialité et sécurité

La fédération a débuté ce temps d'échanges par la présentation du réseau Cuma. « À l'initiative d'un groupe d'agriculteurs, une Cuma est la mutualisation de leurs moyens (matériels, main-d’œuvre, hangars, ateliers, etc.) nécessaires à l'activité agricole, précise Mathieu Teixeira, conseiller au sein de la fédération. Les objectifs sont multiples : maîtriser les coûts de production, réduire les charges de mécanisation, améliorer les performances économiques, les conditions de travail et la qualité de vie d'une exploitation, faciliter les installations, créer des emplois stables et non délocalisables à plein temps, développer les circuits courts, stimuler l’innovation, favoriser le transfert de nouvelles technologies et les essais, adopter des pratiques plus favorables à l’environnement et améliorer la performance et l’autonomie énergétique ».

À la suite de cette présentation, les membres de Cuma présents ont pu alerter Jean-Luc Riglet, vice-­président du conseil départemental en charge de l'agriculture, de l'environnement et de la transition, de leurs différentes problématiques. Même s'il n'a pas pu apporter de réponses concrètes, il s'est montré particulièrement attentif. En 2021, la fédération a accompagné 26 dossiers de montage d'aide PCAE** pour un investissement total s'élevant à 2 823 238 euros, pour un retour d’aides de 1 217 173 euros avec la moitié versé par le conseil départemental du Loiret.


*Coopérative d'utilisation de matériel agricole. **Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles.

Chiffres

Il existe 11 740 Cuma en France se composant en moyenne de 23 adhérents. Le Loiret compte 130 Cuma et 2 300 adhérents.

Les conclusions du conseiller départemental

C'était la première fois que Jean-Luc Riglet, maire de Sully-sur-Loire et conseiller départemental en charge de la commission agriculture, environnement et transition, rencontrait la Fédération des Cuma. Après cette matinée d'échanges, il avouait être « favorablement surpris » par le réseau. « Cette rencontre m'a permis de comprendre le fonctionnement d'une Cuma, qui mutualise à la fois du matériel et de l'humain. Je m'aperçois que les agriculteurs adhèrent à une Cuma afin d'échanger et de ne plus travailler seuls. C'est assez révélateur des envies de notre société actuelle. »

L'eau et l'irrigation

Parmi les nombreux sujets évoqués par les cumistes durant la matinée, Jean-Luc Riglet a affirmé que l'eau et l'irrigation étaient des « sujets primordiaux en matière d'environnement ». « Le Département travaille sur la possibilité de récupérer des eaux usées de stations d'épuration en faveur de l'irrigation », souligne-t-il. Il admet par ailleurs que les réserves d'eau devraient être plus importantes. À la demande des membres des Cuma, une première piste quant à la communication positive à destination du grand public a été évoquée. « En termes de communication, le Département est capable d'être fédérateur et nous nous devons d'être précurseurs. Il faut absolument que nous travaillions ensemble afin que le grand public ait une vision plus positive du monde agricole. Comme évoqué ce matin, il faudrait que nous nous servions de vecteurs déjà existants. Nous pourrions par exemple nous réapproprier les Fêtes de Loire. »


Portrait de Samuel Marguerite, salarié à la Cuma du Ronceau

À 36 ans, Samuel Marguerite est à la Cuma du Ronceau depuis trois ans. Il est l'un des deux salariés. Originaire du Calvados, il a toujours travaillé au sein d'élevages laitiers, un domaine qui le passionne, au même titre que le matériel agricole. Jusqu'à son arrivée dans la région Centre-Val de Loire, il ne s'imaginait absolument pas travailler dans une Cuma. « Il était hors de question que je travaille dans une Cuma un jour. J'ai vécu de très mauvaises expériences dans plusieurs Cuma », explique-t-il. Pourtant, alors qu'il recherchait activement un emploi dans le Loiret, il reconnaît le hangar de la Cuma du Ronceau. « Grâce aux vidéos postées par le Youtubeur agriculteur Gilles Van Kempen (membre de la Cuma du Ronceau, NDLR), j'ai identifié le nouveau hangar de Montbouy. J’ai constaté que la Cuma recherchait un chauffeur depuis longtemps. Je me suis donc arrêté pour discuter et échanger avec Christian Gangloff, le trésorier de la structure. » Le matériel présent à la Cuma et le bon contact avec le trésorier ont fait changer d'avis Samuel, qui a dès le lendemain présenté son CV.

« La Cuma, c'est ma vie »

Le jeune homme a ainsi obtenu un poste qui peinait à trouver preneur. « La Cuma cherchait quelqu'un depuis plus d'un an, précise-t-il. Le salarié devait regrouper de nombreux critères car il s'agissait d'une création de poste et les limites étaient encore floues. J'ai alors commencé par un mi-temps qui devait durer un an. Face à la charge de travail, en quatre mois je suis passé à plein temps. » Aujourd'hui, Samuel Marguerite est chauffeur de matériel agricole et responsable de l’atelier de la Cuma. Il gère les plannings, l'entretien du matériel, les commandes de pièces, organise de nombreux chantiers et aide quand il peut les adhérents venus réparer ou entretenir leur matériel. « L’avantage de travailler dans une Cuma est la diversité des tâches et les rencontres. À la Cuma du Ronceau, je suis chez moi. Elle a grandi en même temps que j’ai évolué. »

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