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La filière légumes se penche sur la consommation et sur l’évolution du climat

La première Journée régionale de la filière légumes s’est déroulée vendredi 4 novembre à Fontaines-en-Sologne (Loir-et-Cher)

Vendredi 4 novembre, à Fontaines-en-Sologne. Christophe Beaujouan, missionné sur le changement climatique pour la chambre régionale d’Agriculture du Centre Val-de-Loire.
Vendredi 4 novembre, à Fontaines-en-Sologne. Christophe Beaujouan, missionné sur le changement climatique pour la chambre régionale d’Agriculture du Centre Val-de-Loire.

Une quarantaine de personnes représentant les acteurs de la filière légumes a participé à la première Journée régionale, organisée à Fontaines-en-Sologne, par la chambre régionale d’Agriculture. La matinée était consacrée à deux thématiques : les tendances de la consommation de légumes et les impacts des changements climatiques pour la filière.

C’est Frédéric Levrault, expert climat à la chambre régionale d’Agriculture Nouvelle Aquitaine et au niveau national qui est intervenu sur la question de l’adaptation de l’agriculture au changement climatique.

Depuis la fin du XIXe siècle, tous les indicateurs (teneur en CO2 de l’atmosphère, température de l’air, calotte glaciaire du Groenland, chaleur des océans) montrent une évolution du climat avec un réchauffement de la terre. De même pour les indicateurs agricoles : les dates des vendanges, des semis de printemps ou encore de floraison des arbres avancent et le rendement de blé tendre plafonne.

Par ailleurs, le cumul annuel de pluie en France est en baisse dans le Sud et en augmentation dans le Nord. « En revanche, depuis cinquante ans, il y a peu de changement en région Centre Val-de-Loire », souligne Frédéric Levrault.

Mais dans tous les cas, quel que soit le scénario, une augmentation de la température est prévue jusqu’en 2100. Selon les indicateurs, par exemple, à Fontaines-en-Sologne, la température devrait augmenter de 1 à 2°C d’ici 2050.

« L’agriculture va devoir s’adapter et il est nécessaire de travailler pour aménager l’outil de production et les pratiques afin de s’adapter au climat de demain », indique Frédéric Levrault.

« Nous entreprenons un effort pour donner de la lisibilité au changement climatique et l’agriculture en s’appuyant sur une chaîne de compétences que l’on construit », souligne Frédéric Levrault. 

En région Centre Val-de-Loire, les conseillers montent en compétences pour apporter des réponses à la filière légumes mais aussi se poser les bonnes questions.

À l’instar de Christophe Beaujouan, missionné sur le changement climatique pour la chambre régionale d’Agriculture du Centre Val-de-Loire. Des tendances ont été établies jusqu’en 2050 pour la région Centre Val-de-Loire, à Soings-en-Sologne (Loir-et-Cher), à Saint-Genouph (Indre-et-Loire) et à Saint-Cyr-du-Val (Loiret). Ainsi, la température devrait grimper de 1°C en moyenne.

Des probabilités ont donc été réalisées concernant le gel. « Dans notre région, il faudra prendre en compte, par exemple, l’évolution de la date de la première gelée automnale et faire des calculs pour appliquer une stratégie de choix variétal et de semis anticipés », explique Christophe Beaujouan.

Il a également mis en lumière les impacts sur les productions légumières et les questions qui vont être émergentes : la modification des plannings d’automne, l’évolution variétale, la surveillance des bio-agresseurs et nouveaux parasitismes, la gestion des risques de gel au printemps, la gestion du stress hydrique, l’organisation du travail avec éventuellement une récolte nocturne ou encore les besoins d’énergie en froid avec la climatisation des bâtiments de stockage.

Autant de facteurs qu’il faut commencer à prendre en compte dès aujourd’hui.

« C’est un sujet à ne pas prendre à la légère et qui va nous occuper pendant un certain nombre d’années, c’est aussi une opportunité pour les chambres d’Agriculture. Cela pose certaines questions inquiétantes mais le changement climatique peut aussi avoir un aspect positif pour l’agriculture, avec par exemple, des cultures possibles dans certaines régions qui ne l’étaient pas avant », conclut Frédéric Levrault.

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