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CO2
La filière « luzerne déshydratée » souhaite un traitement différent de celui des cimenteries

Coop de France déshydratation, filière de la luzerne déshydratée, souhaite avoir un traitement différent de celui des industries fortement émettrices de CO2, type cimenteries, dans le nouveau système d'échanges de quotas de CO2.

Fabrication de bouchons de luzerne déshydratée servant à l'alimentation animale.
Fabrication de bouchons de luzerne déshydratée servant à l'alimentation animale.
© Coop de France Déshydratation

Coop de France déshydratation, filière de la luzerne déshydratée, souhaite avoir un traitement différent de celui des industries fortement émettrices de CO2, type cimenteries, dans le nouveau système d'échanges de quotas de CO2, a-t-elle indiqué le 17 janvier lors d’une conférence organisée par la chaire économie-climat de Paris-Dauphine. Elle demande qu’il soit tenu compte non pas seulement des seules émissions de CO2 de ses usines de déshydratation, mais de ses effets anti-émissions de gaz à effet de serre de la culture de la légumineuse qu’est la luzerne. Comme toutes les légumineuses, la luzerne capte l’azote de l’air et ne nécessite donc pas d’engrais azotés, dont l’industrie est fortement émettrice de CO2 et l’épandage émetteur de protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre. L'application à leur secteur de la fiscalité climat en l'état, conçue pour des industries polluantes (énergie, cimenterie,...) « conduirait, par déficit de compétitivité des usines, à une délocalisation de la production de protéines » alors même que l'Europe vient d'en réaffirmer le caractère stratégique. Les écosystèmes « seraient également privés des précieuses aménités environnementales de 70 000 hectares de luzerne » sur la qualité de l'eau et le maintien de la biodiversité.

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