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La FNSEA 45 inaugure la moisson 2020

La FNSEA du Loiret a invité les journalistes à découvrir les coulisses de la moisson, jeudi 2 juillet sur l'exploitation de Flavie Delattre à Férolles.

Flavie Delattre attaque sa troisième moisson aux côtés de son oncle Benoît Lambert qui lui a laissé le flambeau de la Ferme de la Queuvre.

« La moisson est la finalité de notre métier », a annoncé Fabrice Roger, élu local de la FNSEA du Loiret, lors de l'inauguration de la moisson jeudi 2 juillet à Férolles.

Cette action de communication est l'occasion de rappeler aux journalistes présents que la moisson marque l'aboutissement d'une année de travail. Dix à douze mois marqués par la passion, mais aussi l'incertitude jusqu'au dernier moment d'une récolte, pouvant être à tout moment impactée par des menaces naturelles et parfois non maîtrisables.

Afin de marquer le coup, le syndicat a choisi d'organiser cette inauguration sur l'exploitation d'une jeune agricultrice, Flavie Delattre, qui entame sa troisième moisson positivement. « La moisson se passe bien pour le moment, assure la jeune femme. C'est une période très importante et intense. C'est la fin de la saison, le moment où l'on récolte le fruit de notre travail. Les journées sont intenses, on vit avec la pression de la météo, mais c'est vraiment une ambiance sympa ».

Elle qui a débuté sa carrière professionnelle dans le secteur économique et social est revenue sur la ferme de son oncle Benoît Lambert il y a maintenant trois ans. Âgée de 26 ans, elle cogère 150 ha en cultures de blé, orge, maïs, colza et 5 ha d'asperges blanches. « Je prends ça comme un challenge. C'est mon grand-père qui a créé la ferme il y a des années et je suis heureuse de reprendre le flambeau de cette exploitation familiale ».

À la fois « agronome, gestionnaire, manager, comptable... », l'exploitante est consciente « que d'ici trois à cinq ans beaucoup de choses vont changer, tant au niveau climatique que technologique, comme du côté des attentes sociétales, de la réglementation... Il y a un virage à prendre et il faut essayer d'y aller ».

Avec plus de cinquante années de moisson derrière lui, son oncle, maintenant retraité, est un appui sur lequel elle peut compter. « C'est vivifiant de céder la Ferme de la Queuvre à ma nièce, annonce Benoît Lambert. Je suis d'autant plus heureux que la ferme reste dans la famille et soit maintenant gérée par une femme car longtemps c'était un monde d'hommes. J'aurais espéré que sa troisième récolte soit la plus belle, mais ce n'est pour le moment pas terrible. La moisson est toujours un mélange de stress et de joie ».

Bien que Flavie Delattre estime qu'elle n'a pas assez de recul pour se prononcer sur la récolte, elle sait que « ça ne va pas être l'année du siècle ». Cependant elle rappelle : « Le rendement est important, mais la qualité compte aussi ».

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