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La gestion des inondations mobilise fortement en Seine-et-Marne

Alors que la profession agricole n’a pas été concertée en amont sur des projets d’aménagement, une réunion d’échanges avec le président de la métropole du Grand Paris et de Seine Grands lacs, Patrick Ollier, a réuni 150 exploitants agricoles et élus locaux le 1er décembre à Giremoutiers (Seine-et-Marne).

Plus de 150 exploitants agricoles et élus locaux ont assisté à une réunion organisée par la FDSEA 77 lundi 1er décembre à Giremoutiers (Seine-et-Marne) en présence du président de la métropole du Grand Paris et de Seine Grands lacs (Établissement public territorial de bassin, EPTB), Patrick Ollier. Ces deux structures sont chargées des plans de prévention des risques d’inondation en lien avec les syndicats de rivières. « On ne peut rien faire sans les agriculteurs. S’il y a des problèmes, nous allons les régler », a souligné en préambule ce dernier, en présence du sous-préfet de Meaux, Julien Kerdoncuf, et du président du Smage (Syndicat mixte des aménagements et de la gestion de l’eau) des Deux Morin, Philippe De Vestèle. « Si la profession est pleinement consciente des enjeux, et que nous savons que l’agriculture fait partie des solutions, cela ne signifie pas qu’il faille faire n’importe quoi au détriment de notre activité », a rappelé le président de la FDSEA 77, Samuel Vandaele.

Dans ce secteur qui a subi les affres des inondations à plusieurs reprises, le projet d’aménagement des Deux Morin a été établi sans réelle concertation avec le monde agricole et présente des inepties. Ainsi, ont été évoqués au cours de nombreux échanges la méthodologie à mettre en œuvre, la relation avec les agriculteurs et le rôle et la place de la chambre d’Agriculture Île-de-France.

La forte mobilisation des agriculteurs a mis en exergue la problématique de ces dossiers face à la limitation des impacts et à l’amélioration des flux d’eau sur le bassin versant des deux Morin et plus largement sur les communes du nord de la Seine-et-Marne.

Après un rappel historique, les résultats des études préalables menées par le Smage dans le cadre de la compétence Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) ont été présentés. L’objectif est de réaliser un maillage d’une trentaine d’opérations pour protéger les populations. Ces résultats vont aussi nourrir les travaux de l’EPTB pour le Programme d’action de prévention des inondations (Papi) 2026-2032.

Mise en place d'un comité de suivi

Dans ce contexte tendu avec la profession agricole, Patrick Ollier, dans une volonté d’apaisement, a proposé la mise en place d’un comité de suivi pour que les agriculteurs soient au fait de ce qui se passe, avec un agriculteur référent par partie du territoire. « Très en amont, l’agriculture n’a pas été intégrée. On prend la main tendue aujourd’hui », a assuré le président de la chambre d'Agriculture Île-de-France, Damien Greffin.

Toutefois, les agriculteurs présents, souvent accusés de tous les maux en cas d’inondation, ont du mal à comprendre pourquoi ils doivent faire des efforts alors que, dans bien des cas, inondations comme ruissellements ont pour origine l’urbanisation ou des aménagements mal calculés faute d’échanges avec les acteurs du territoire. De plus, concernant le ruissellement, le problème ne peut se régler que localement.

Nécessité d'un projet gagnant-gagnant

« Le cadre global ne convient pas. La co-construction des projets est une nécessité, et prendre un peu de temps pour en gagner après est essentiel. C’est pourquoi nous demandons à prendre connaissance des études avant les travaux. Par ailleurs, pour trouver un terrain d’entente, un des prérequis est que l’agriculteur puisse récupérer l’eau collectée dans des bassins. Bref, il faut un projet gagnant-gagnant », a martelé Samuel Vandaele.

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