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La Méditerranée, bassin de civilisation et berceau de l’agriculture

À Marseille, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée dédie un vaste espace à l’agriculture, de la Préhistoire à nos jours.

Par ces temps caniculaires, quelle meilleure idée pour le/la touriste en vadrouille à Marseille, que d’aller se ressourcer au Mucem, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée ?

Outre de la fraîcheur, le site propose une galerie permanente qui met en avant la Méditerranée, à la fois berceau de l’agriculture, terreau des trois grandes religions monothéistes, lieu d’émergence des premières formes de citoyenneté et des premières routes du commerce.

L’espace dédié à l’agriculture est foisonnant. De fait, c’est dans la zone du Croissant fertile, au Moyen-Orient, que l’homme a commencé à utiliser la nature de façon raisonnée au IXe millénaire av. J.-C.

Ici, le visiteur découvre les différentes variétés de blé progressivement domestiquées par l’homme, par sélection et hybridation des espèces sauvages. Dès l’époque romaine, on extrayait l’amidon du triticum dicoccon et on le consommait sous forme de bouillie. Là, une collection de colliers et cloches de brebis : la Méditerrannée est aussi une terre d’élevage. Les moutons et les porcs ont été les premiers animaux domestiqués, suivis de près par les bovins.

Carafes, cruches, gourdes, gargoulettes pour l’eau et le vin, vases-silos pour les céréales, les récipients sont légion : en faisant des réserves, l’homme a commencé à s’affranchir de la dépendance avec son environnement.

Dès 6000 av. J.-C, il a commencé à mettre en place des systèmes d’irrigation. Au milieu de la pièce trône d’ailleurs un sakieh en bois trouvé à Fayoum, en Egypte. C’est une grande roue à eau qui était mue par la traction animale. Lors des crues du Nil, il permettait d’irriguer et fertiliser les terres cultivées.

Devenu agriculteur, l’être humain s’est placé au dessus de la nature. C’est là qu’il s’est créé des divinités supérieures qui veillent à l’équilibre du monde. Comme Cérès, déesse romaine de l’agriculture, des moissons et de la fertilité, dont voici une statue datant du début du premier millénaire av. J.-C.

Certains éléments ont de quoi surprendre. Peinte sur les parois de la grotte de Casquer,  dans les calanques de Marseille, serait-ce une représentation de pingouin ? Oui, et elle date de 19 000 av. J.-C. Car pendant la Préhistoire, quand l’homme était encore prédateur et nomade, le climat en Méditerranée était… froid.

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