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La mer Morte, merveille mourante

Trésor naturel du Proche-Orient, la mer Morte est menacée d’extinction.

« Mer de sel » dans la Bible, « mer de Loth » en arabe, la mer Morte est en fait un immense lac, niché entre Israël, la Palestine et la Jordanie.

Ses rives ourlées de blanc, ses eaux variant du turquoise au bleu profond et ses abords arides et montagneux en font un site superbe, très prisé par les Instagrameurs.

Sa salinité inégalée - dix fois celle des océans - explique que l’on puisse y flotter et y admirer de spectaculaires concrétions de sel. Elle explique aussi son nom : ni poissons, ni algues macroscopiques n’y survivent.

Le lac est riche de nombreux minéraux, réputés pour apaiser la peau et les articulations, et stars de la cosmétique : les sels de bains, onguents, masques ou savons issus de la mer Morte sont légion. Cléopâtre elle-même aurait tiré de ces rivages le secret de sa beauté !

Au sud de la mer, en Israël comme en Jordanie, les usines d’extraction de minéraux foisonnent. La potasse, le magnésium, le sodium, le brome et l’acide phosphorique qu’on y produit permettent servent à la fabrication d’engrais industriels, de pièces automobiles ou encore d’insecticides, qui sont ensuite vendus dans le monde entier.

Cette exploitation intense accentue l’évaporation du plan d’eau et contribue à la catastrophe qui est en cours : la mer Morte est en train de disparaître. Elle a perdu un tiers de sa superficie en cinquante ans et son niveau décline de plus d’un mètre chaque année.

En cause aussi : le réchauffement climatique, et surtout la captation des eaux du Jourdain, en amont, pour les besoins en eau potable et en irrigation des pays voisins.

Cet assèchement provoque des trous d’effondrement et menace la stabilité des abords de la mer : des hôtels, des fermes et des plages ont déjà été abandonnés.

Pour enrayer le désastre, un projet colossal est en discussion depuis quelques années, ralenti par des freins financiers et géopolitiques.

Il s’agirait de pomper l’eau de la mer Rouge pour la rejeter dans la mer Morte, via un canal de 180 km qui relierait les deux mers via le golfe d’Aqaba.

Laure Sauvage

Pour en savoir plus, German Gutierrez s’intéresse dans son documentaire Que vive la mer Morte (2012) aux enjeux géopolitiques et économiques de la mer Morte, et à leurs répercussions sur sa disparition. 

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