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La meunerie française parie sur l’avenir

La convention annuelle de l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) s’est tenue jeudi 14 septembre en présence du président du Medef, Pierre Gattaz.

Paris. Les meuniers ont évoqué les différents leviers de croissance pour une meilleure compétitivité de la filière.
Paris. Les meuniers ont évoqué les différents leviers de croissance pour une meilleure compétitivité de la filière.

Une industrie française historique dont la production est essentielle aux Français : tel était le principal point développé lors de la convention annuelle de l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) qui s’est tenue le 14 septembre au centre d’affaires Paris-Victoire en présence de Pierre Gattaz, président du Medef et de Jean-Philippe Girard, président de l’ANIA (Association nationale des industries agroalimentaires).

Les participants ont notamment examiné les perspectives d’avenir, mais aussi les freins à la compétitivité.

Parmi ceux-ci, la fiscalité et la distorsion de concurrence à l’international qui ont porté les meuniers à évoquer les différents leviers de croissance pour une meilleure compétitivité de la filière, en écho aux enjeux des États généraux de l’alimentation.

Pour Lionel Deloingce, président de l’Association nationale de la meunerie française : « Même si nous avons su maintenir emplois et stabilité en 2016, le secteur reste fragilisé. La taxe Farine est un sujet central pour nous, car injuste. Cette taxe grève lourdement la compétitivité de la profession, sa croissance même, en créant une inégalité de traitement fiscal dans le secteur agroalimentaire ».

Également au centre des débats : les attentes du consommateur. Les meuniers veulent mieux les analyser, s’y adapter et fournir tous les éléments de réassurance nécessaires par une information précise sur la qualité sanitaire et nutritionnelle de leurs produits, ainsi que sur leurs engagements en matière de santé publique.

La meunerie souhaite ainsi s’engager vers le « zéro insecticide de stockage » et travailler plus avec l’amont agricole « sur l’évolution des conduites culturales garantissant sérieux, expertise et respect ».

« Ces démarches doivent être évaluées par les pouvoirs publics pour garantir un principe d’équivalence, sous peine, à nouveau, de distorsion de concurrence entre pays européens notamment. Dans le cas contraire, le souci d’exemplarité de l’industrie meunière s’avèrerait trop coûteux en termes de compétitivité », ont rappelé les professionnels de l’ANMF.

Préparer l’avenir, c’est encore s’intéresser aux jeunes et les inciter à choisir le métier de meunier en leur proposant des emplois attractifs et en assurant l’accès à la formation tout au long de leur carrière.

Pour transmettre ses connaissances, la meunerie a lancé une réflexion pour la conception d’une « bibliothèque des savoirs » en meunerie et plus largement pour les industries céréalières. Ce projet devra, selon l’ANMF, « s’inscrire dans les formations diplômantes existantes, qu’elles soient initiales ou continues ».

La meunerie française compte près de 416 unités de production, qui traitent environ 5,3 millions de tonnes de blé par an. En 2016, la meunerie française a produit 4,12 millions de tonnes, dont près de 390 000 destinées à l’exportation. Le chiffre d’affaires de la meunerie est d’environ 1,77 milliard d’euros.

L’Association nationale de la meunerie française compte 272 unités de production, représentant 94 % de la production nationale.

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