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La mode vue de dos

Jusqu’au 17 novembre, le musée de la mode de la ville de Paris met le dos à l’honneur, en faisant dialoguer robes de créateurs et sculptures de maître.

Jusqu’au 17 novembre, le palais Galliera — le musée de la mode de la ville de Paris — consacre une exposition au vêtement vu de dos  : Back side/Dos à la mode. Elle se tient au musée Bourdelle, dans le XVe arrondissement.

Elle explore les facettes de cette partie de notre corps qui se dérobe à nos yeux mais à laquelle les créateurs de mode donnent une dimension à la fois esthétique et symbolique.

La scénographie est réussie. Une centaine de mannequins de vitrine, parés de tenues des collections Galliera, sont disposés de dos dans les différents espaces du musée. Ils se mêlent aux dos musclés, aux silhouettes monumentales et aux profils habités du sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929).

Le mariage entre sculpture et couture paraît improbable, pourtant les œuvres semblent se regarder, se répondre, et se mettent en valeur les unes les autres. Tenues d’hier et d’aujourd’hui sont présentées, habits d’ici et d’ailleurs, vêtements quotidiens et haute ­couture.

Dos dénudés, magnifiés, dos ailés, déformés, dos chargés, corsetés, camisolés. Dos forts, dos vulnérables, dos symboles de séduction ou de dépendance, de contrainte ou de libération.

Dos emblèmes de pouvoir. Dos surface d’expression, voire de contestation. Dos objet de fascination pour les artistes.

Parmi les tenues stars, on croise le maillot du footballeur Kylian Mbappé, l’immense traîne de la robe de mariée d’Astrid de Belgique, la veste kaki controversée de Melania Trump, la robe Thaïs de Givenchy – un dos nu prolongé par une longue jupe à volants colorés – portée par Cate Blanchett au festival de Cannes 2018.

Et, bien sûr, l’illustre robe du soir que Mireille Darc a immortalisée dans Le grand blond avec une chaussure noire.

Laure Sauvage

Photo : Robe Balenciaga automne-hiver 1961-62, et Torse d’Adam par Antoine Bourdelle, 1889 - © Pierre Antoine

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