Edito Stéphanie Bernard
« La performance économique se construit autant dans les champs que dans la gestion des marchés »
Exploitante agricole en polyculture à Augers-en-Brie (Seine-et-Marne), Stéphanie Bernard est présidente de la coopérative de Beton-Bazoches et de la Fédération régionale des coopératives agricoles d’Île-de-France.
Exploitante agricole en polyculture à Augers-en-Brie (Seine-et-Marne), Stéphanie Bernard est présidente de la coopérative de Beton-Bazoches et de la Fédération régionale des coopératives agricoles d’Île-de-France.
« La moisson 2026 s’achève dans un contexte d’incertitude. Les rendements sont en moyenne décevants et les exploitants sont inquiets sur le financement de la campagne 2027. Avec deux semaines d’avance, la récolte des blés et colza a débuté fin juin en Île-de-France. L’absence de pluie et la succession des canicules ont accéléré la dessiccation des cultures et des sols. Face au risque très élevé de départ de feu dans les parcelles, les agriculteurs ainsi que les coopératives ont dû revoir leur organisation de récolte.
Globalement, la moyenne des rendements, en recul de 5 à 10 %, cache de grandes disparités selon les petites régions et types de sol. Et que dire du maïs qui semble s’orienter vers une récolte divisée par deux… le déficit annoncé sera-t-il compensé par la hausse des prix ? La récolte ne s’arrête pas à l’entrée du silo. Si les quantités et les qualités sont figées, les prix restent à définir.