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« La qualité est là, il y a de beaux raisins et l’état sanitaire est bon »

Laurence Le Breton, œnologue à la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, en charge du vignoble loirétain, fait le point en ce début de vendanges 2020.

Le 6 septembre, les vendanges loirétaines 2020 sont au beau fixe !

Dans le Loiret, les vendanges ont commencé la dernière semaine d’août, principalement en vendanges manuelles pour les chardonnays, pinots noirs et pinots meuniers.

« Les vignerons sont globalement contents, annonce Laurence Le Breton, œnologue à la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, en charge du vignoble loirétain. La qualité est là, il y a de beaux raisins et l’état sanitaire est bon ! ».

La combinaison d’un bon état sanitaire et de très bonnes conditions de vendanges permet aux vignerons de « se laisser du temps pour ramasser les parcelles, planifier les vendanges et récolter le raisin à la meilleure maturité ».

Une récolte qui s’annonce donc prometteuse pour les 80 ha de vignes de l’ouest du département, avec des vignerons positifs et détendus car, contrairement aux autres années, 2020 est une année sans gel et le mildiou a été bien maîtrisé car fait il a fait sec.

« Par contre, nous avons constaté la présence d’oïdium un peu partout (champignon qui aime l’humidité de l’air mais pas la pluie), mais heureusement avec un impact limité car son développement s’est fait tardivement », souligne l’œnologue, qui assure « ne rien trouver de désagréable lors des dégustations ».

Bien qu’il y ait eu une période de canicule, les vignes n’ont visiblement pas peiné de la chaleur, ce qui va donner des rendements corrects, avec des rouges entre 13 et 13,5 degrés potentiels.

« Ce sont des degrés élevés, mais sur des rouges c’est plutôt pas mal car on en perd toujours un petit peu en fermentation, assure-t-elle. L’acidité à la dégustation avait l’air bien équilibrée, avec des vins assez expressifs, avec des arômes de fruits compotés, confiturés pour les pinots noirs et meuniers et fruités type pêche pour les chardonnays ».

Du côté de l’AOC Orléans-Cléry, les cabernets ne sont pas encore mûrs, il faut attendre une dizaine de jours car c’est un cépage tardif, qui se fera en une seule cuvée.

En mot de la fin, Laurence Le Breton temporise : « On ne peut pas encore se prononcer, même si cette année est de bon augure, une fois que les vins seront finis, on pourra peut-être la qualifier d’exceptionnelle ! ».

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