Aller au contenu principal

Magazine
La Sainte-Chapelle, écrin des reliques

La Sainte-Chapelle a été voulue par le roi Saint Louis pour abriter les différentes reliques qu’il a rassemblées. Fraîchement rénovée, c’est aujourd’hui encore une prouesse architecturale.

Un reliquaire géant trône en plein cœur du Palais de Justice de Paris depuis le XIIIe siècle. La Sainte-Chapelle, édifiée par Louis IX, futur Saint Louis, a été pensée pour abriter les nombreuses reliques liées à Jésus-Christ qu’il avait pu acquérir dans le monde chrétien. Parmi elles, un morceau de la Sainte Croix sur laquelle Jésus aurait été crucifié, ou encore des morceaux de la couronne d’épines. À cela s’ajoutent des reliques liées à la Vierge Marie et d’autres dites de la Passion.

Si le trésor a été dilapidé au fil des siècles par les différents rois, afin de remplir les caisses de l’État, ce qui restait a été dispersé à la Révolution. Sous le Premier Empire, le trésor a été reconstitué et rendu à l’État, qui l’a déplacé. De 1804 à 2019, le trésor de la Sainte-Chapelle a été conservé à la cathédrale Notre-Dame de Paris, avant d’être placé, après l’incendie de cette dernière, dans les réserves du Louvre.

Si aujourd’hui la Sainte-Chapelle n’abrite plus de reliques sacrées, elle conserve un intérêt architectural et historique très fort. La salle haute est presque totalement vitrée : quinze verrières hautes de quinze mètres éblouissent le visiteur. Sur ces vitraux, ce sont pas moins de 1 113 scènes qui sont racontées, de la Bible jusqu’à l’arrivée des reliques en plein cœur de l’ancien palais des rois de France.

Le bâtiment est également un exploit technique pour l’époque. Construite en seulement sept ans, la Sainte-Chapelle mesure près de 43 mètres de haut. Sa flèche, recréée au milieu du XIXe siècle, la fait culminer à presque 76 mètres. Une prouesse : l’élévation de la salle haute, qui ne comporte pratiquement pas de piliers, la totalité de la façade étant vitrée, supporte une voûte haute de vingt mètres.

L’intérieur présente aussi une polychromie très forte, qui a été conservée lors des différentes restaurations, représentative de l’art médiéval. À cette époque, de nombreux édifices religieux étaient effectivement peints, malgré les représentations actuelles.

Ouvert de 9 heures à 19 heures d’avril à septembre, de 9 heures à 17 heures le reste de l’année.
Tarif : 11,50 euros, gratuité sur conditions.
Lieu : 8 boulevard du Palais à Paris. Appartient au réseau du Centre des monuments nationaux.
Plus d’infos sur www.sainte-chapelle.fr.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

La FNSEA 45 lance un SOS paille et fourrage
Décidée lors du bureau de la FNSEA 45 vendredi 26 juin, l'opération SOS paille et fourrage a été lancée le jour même…
S'abonner
Pour profiter de l'intégralité du contenu de notre site Internet, recevoir votre journal papier dans votre boîte aux lettres…
Publiez votre annonce judiciaire et légale
Le journal Horizons dispose d'une plateforme en ligne dédiée à la saisie des annonces judiciaires et légales, accessible à tous…
Le bal des moissonneuses-batteuses est lancé en Loir-et-Cher
Les moissonneuses-batteuses sont entrées dans les champs depuis la semaine dernière en Loir-et-Cher. Avec des récoltes lancées…
Fin juin, au silo de Gas (Eure-et-Loir). Les remorques vident leurs grains la nuit.
Canicule : les silos font nocturne en Eure-et-Loir
Pour suivre les recommandations préfectorales d'éviter de moissonner aux heures les plus chaudes, les silos ont adapté leurs…
Les moissons en Loir-et-Cher ont démarré vers la troisième semaine de juin, comme c'est le cas pour Julien Perron qui entamé ses orges samedi 20 juin.
Les moissons ont démarré avec quelques semaines d’avance en Loir-et-Cher
Les céréaliers loir-et-chériens ont sorti les moissonneuses-batteuses dès la troisième semaine de juin. Retour sur ces moissons…
Publicité