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La sécheresse agite le spectre de la récolte précédente

Durant plus de trois semaines, il n’est pas tombé une goutte d’eau en Eure-et-Loir. L’inquiétude commence à monter dans la plaine... En attendant la pluie.

Le 25 avril, à Sours. Les conséquences de cette séquence de sécheresse à cette période de l’année seront vraisemblablement limitées.
Le 25 avril, à Sours. Les conséquences de cette séquence de sécheresse à cette période de l’année seront vraisemblablement limitées.

Chat échaudé craint l’eau froide... Après la catastrophe climatique de la campagne précédente, les agriculteurs euréliens tendent le dos. Ils croisent aussi les doigts pour que cette campagne-ci se passe bien.

Depuis quelques semaines, la sécheresse commence à sévir.

Les dernières pluies significatives remontent au début de mars... De plus, le vent constant accentue le déficit hydrique et les amplitudes de température sont très fortes.

De quoi nourrir l’inquiétude des exploitants.

« Nous avons déjà connu dans le passé des épisodes de sécheresse de quelques semaines à cette période, sans conséquence sur la récolte », rassure tout de suite le responsable du service agronomique de la chambre d’Agriculture, Thierry Savoie.

Selon lui, les soucis éventuels risquent de survenir sur les terres superficielles : « nous avons un déficit de 100 mm d’eau pour le moment en Eure-et-Loir. Le bilan hydrique est autour de moins 40 mm pour les sols à faible réserve utile et proche de zéro en terres moyennes ».

Pour l’agronome, l’impact se situe surtout au niveau de la fertilisation azotée. Néanmoins, s’il pleut — comme prévu — ce week-end, l’azote répandu sera valorisé par les plantes.

Pour Thierry Savoie, les problèmes de sécheresse sont beaucoup plus critiques en période de remplissage des grains : « c’est là que s’élabore une des composantes essentielles du rendement, le poids de mille grains », pointe-t-il.

Il n’y a donc pour le moment, pas vraiment de raison d’être inquiet.

Même constat pour les agronomes de Terres Inovia, pour eux cette sécheresse aura un impact limité sur les cultures oléo-protéagineuses, si la pluie revient...

Néanmoins, de nombreux avortements de boutons floraux sont signalés, particulièrement sur des parcelles de colza dont l’implantation a été difficile à l’automne ou sur celles qui ont souffert d’attaques de ravageurs au printemps.

Selon eux, ces avortements seront compensés par de nouvelles ramifications, si la pluie finit par tomber.

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