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Aviculture : l’Adal trace ses priorités pour 2026

Réunis en assemblée générale le 22 janvier à Chailly-en-Gâtinais (Loiret), les aviculteurs du Loiret ont dressé le bilan de l’année écoulée et présenté les grandes orientations pour 2026.

Jeudi 22 janvier, à Chailly-en-Gâtinais. Guillaume Foucher, président de l’Adal, et Valentin Caron, président de la chambre d'Agriculture du Loiret, ont signé une convention formalisant leur partenariat.
Jeudi 22 janvier, à Chailly-en-Gâtinais. Guillaume Foucher, président de l’Adal, et Valentin Caron, président de la chambre d'Agriculture du Loiret, ont signé une convention formalisant leur partenariat.
© F.J. - Horizons

« Il y a du monde, ça prouve bien que nous avons envie de faire vivre cette association ». C'est ainsi que Guillaume Foucher, président de l’Association départementale des aviculteurs du Loiret (Adal), a ouvert son assemblée générale jeudi 22 janvier à Chailly-en-Gâtinais (Loiret), devant une salle bien remplie. Il a insisté sur l’importance du collectif pour accompagner les éleveurs dans un contexte exigeant.

Une filière structurée dans le Loiret

L’Adal fédère quarante exploitations avicoles dans le département. Elles représentent près d’un quart des producteurs du Loiret et plus de 118 000 m2 de bâtiments en production. Les ateliers se répartissent entre six élevages en filière ponte, vingt-six en volailles de chair et trois spécialisés dans le gibier.

Ces données illustrent le poids de l’aviculture à l’échelle départementale. Elles expliquent aussi la forte participation à l’assemblée, où de nombreux sujets ont été abordés, entre conditions de production, réglementation et perspectives économiques.

Des échanges techniques au fil de l’année

Plusieurs rencontres ont marqué l’exercice écoulé. Elles ont porté sur la conduite des lots, les périodes de chaleur ou les démarrages hivernaux. Un chantier collectif autour de la paille a également réuni treize producteurs, avec l’appui de deux entreprises spécialisées. Une première réunion consacrée aux poussinières a permis de structurer un réseau d’entraide au sein de la filière.

L’Adal a par ailleurs poursuivi ses échanges avec les services sanitaires afin d’aborder les contrôles et les obligations réglementaires. Ces temps ont permis de sécuriser les pratiques et de répondre aux interrogations du terrain.

Enseignement vétérinaire

Une rencontre avec des élèves vétérinaires de l’École nationale vétérinaire d’Alfort (Enva) a également marqué l’année écoulée. Selon le président de l’association, cette initiative visait à faire découvrir concrètement les réalités de l’élevage avicole départemental. « C’était l’occasion de leur montrer le métier. Beaucoup n’avaient jamais mis les pieds dans un élevage de poulets. Cela permet aussi de casser certains stéréotypes », a-t-il expliqué.

La chambre d’Agriculture au cœur des partenariats

La chambre d’Agriculture du Loiret joue un rôle central dans l’accompagnement de l’Adal, notamment pour les formations, les journées techniques et l’appui réglementaire. Une convention a été signée lors de l’assemblée afin de formaliser ce partenariat et soutenir les actions collectives.

Présent pour cette signature, Valentin Caron, président de la Chambre du Loiret, a rappelé l’importance de la filière avicole dans le département : « Nous avons une filière avicole dynamique, c’est pour cela qu’il était important que je sois présent. L’aviculture loirétaine est importante pour la chambre d’Agriculture. Il y a encore de belles histoires à construire ».

Dans le même temps, l’Adal a confirmé son adhésion à la Confédération française d’aviculture, en lien avec la FNSEA du Loiret, afin de relayer les informations nationales et de défendre les intérêts de la profession.

Enjeux économiques

Les organismes de production invités à prendre la parole ont fait part de leurs besoins en volumes, soulignant la demande en volailles. Les éleveurs ont répondu avec prudence, rappelant la hausse des charges et le coût élevé des investissements nécessaires, notamment pour la construction ou la modernisation des bâtiments.

Ces échanges ont mis en lumière les arbitrages auxquels sont confrontées les exploitations, entre opportunités de développement et équilibre économique.

Un documentaire discuté en séance

L’Adal est également revenue sur la diffusion du reportage de Complément d’enquête Les petits secrets du roi du poulet, diffusé le 15 janvier sur France 2. Les responsables de l’association ont estimé qu’il s’agissait d’un document à charge, ne reflétant pas, selon eux, les réalités du métier d’aviculteur.

Ce point a donné lieu à des échanges entre adhérents, tous appelant à mieux faire connaître les pratiques actuelles des élevages et les évolutions engagées ces dernières années.

Un départ salué

L’assemblée générale a aussi été l’occasion de remercier Xavier Morin, qui quitte le conseil d’administration de l’association, qu’il a présidée par le passé. Les responsables ont salué son engagement au service de la filière. « Il faut laisser la place aux jeunes, mais je reste adhérent ! », a précisé l'aviculteur.

Des projets d’actions pour 2026

Pour l’année à venir, l’association prévoit de nouveaux rendez-vous techniques autour de thématiques sanitaires. Des interventions sont également programmées dans des établissements agricoles afin de présenter la filière avicole aux futurs professionnels.

L’Adal souhaite renforcer les échanges entre producteurs, poursuivre les visites d’élevages et travailler sur les conditions de travail, notamment à travers un projet visant à réduire la pénibilité. D’autres actions sont prévues sur l’accompagnement administratif et environnemental.

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