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L’Adal veut créer du lien entre les aviculteurs

L’association des aviculteurs du Loiret (Adal) a tenu son assemblée générale en visioconférence le 12 octobre dernier.

Initialement programmée en juin, l’assemblée générale de l’association des aviculteurs du Loiret (Adal) s’est finalement déroulée le 12 octobre dernier sous forme virtuelle.

Existant depuis une bonne quarantaine d’années, l’Adal représente tous les éleveurs de volailles et de gibiers du département.

En partenariat avec les organismes de production, l’association vise à créer du lien entre les éleveurs de tous les segments avicoles du Loiret. « La finalité, c’est de nous rencontrer pour travailler en commun sur tout ce qui est technique et économique », a souligné le président, Xavier Morin.

En 2019, l’association compte 47 adhérents, 115 bâtiments, pour une surface de 100 000 m², ce qui représente 40 % de la surface du parc bâtiment du département.

Il a aussi insisté sur la nécessité de communiquer positivement sur le métier d’aviculteur : « On fait beaucoup de progrès en terme de normes environnementales, bien-être animal… On subit de plein fouet les mauvaises images des associations de défense des animaux, a ajouté Ludovic Giry, vice-président de l’association. Le bien-être animal est le coeur de préoccupation de chaque éleveur. Une chose que certains ont tendance à oublier ! »

L’occasion pour le trésorier, Sylvain Lafaye, de faire un point sur le dossier ramassage, porté par le Criavi (Comité régional interprofessionnel de l'aviculture).

Lancé en 2019, un comité de pilotage (Copil) permet d’aborder les problématiques liées au ramassage, via trois axes principaux : Faire filière via un groupe de travail qui doit aboutir à la création d’une charte cosignée de tous les acteurs de la filière ; Accueillir, recruter et fidéliser les ramasseurs ; Organiser et planifier le ramassage.

« À ce jour, le métier de ramasseur n’a toujours pas de statut et n’existe pas au niveau juridique. Pour rendre ce métier plus attractif, l’idée serait de fixer un salaire minimum de 1500 euros net pour 80 heures de ramassage par mois avec les heures de trajets compris », a-t-il insisté.

Avant d’ajouter : « Le gros problème reste les temps de transports. C’est pourquoi il faut s’organiser au niveau des abattoirs et des OP pour faire des plannings d’abattage en amont et partager le retour de grille abattoir pour que les équipes de ramassage puissent mesurer la qualité de leur travail. »

Ce à quoi Annick Delory, présidente de la section avicole à la FRSEA, a réagi : « Depuis que ce groupe travaille, les abattoirs envoient les plannings à la semaine, ce qui permet de mieux s’organiser par rapport à la répartition du travail sur une semaine et facilite ainsi le travail des équipes qui font jusqu’à 400 km pour une heure de travail ».

Quant au sujet du salaire minimum, elle affirme que c’est « une nécessité ! Aujourd’hui on peine à avoir de la main-d’œuvre. Lorsque vous touchez entre 800 et 900 euros net par mois vous cherchez à changer de travail et c’est normal ».

Un sujet brûlant pour la filière puisque aujourd’hui le coût du ramassage revient à 96 cts du mètre carré, contre 60 cts il y a 5 ans et 1,90 e si le salaire minimum est instauré.

Le Conseil a ensuite voté le maintien du montant des cotisations 2021.

« Bien que cette année le résultat soit négatif, d’environ 1 000 euros de moins car nous avons perdu sept adhérents, nous espérons que vous croyez encore à l’Adal », a lancé le président.

Agathe Kohl, animatrice de la filière avicole départementale à la chambre d'Agriculture du Loiret, a poursuivi par le bilan du plan de relance 2015-2020 qui avait pour enjeu majeur : 20 000 m2/an pendant cinq ans, soit 100 000 m2 à horizon 2020.

Au total, 70 projets se sont concrétisés sur cette période : 99 000 m2 confortés, dont 51 400 m2 construits et 47 600 m2 rénovés, pour 53 % des projets en volailles de chair standard, 30 % en volailles de chair sous Siqo, 17 % en filière ponte.

Plus de 10 millions d’investissement des éleveurs et près de 95 000 m2 accompagnés financièrement par des aides publiques (3 millions d'euros d’aides) ou privées.

« Ce plan de relance est une vraie réussite collective sur le département, a-t-elle confirmé. L’implication de tous les acteurs locaux en est une des raisons. Mais il faut aussi souligner la confiance et l’engagement des éleveurs et de nouveaux porteurs de projets. Plus d’une vingtaine de jeunes aviculteurs sont arrivés ces trois dernières années ».

L’animatrice a annoncé une suite à ce plan de relance pour 2021-2026 : le plan de maintien de la dynamique avicole, qui tournera autour de trois axes : Pérenniser l’engagement des acteurs de la filière ; Poursuivre la modernisation et compétitivité des élevages ;

Il s’intégrera dans le cadre des actions de la chambre d’Agriculture du Loiret en faveur du développement de l’élevage départemental : le projet « Osez l’élevage » ayant pour grands objectifs de maintenir l’élevage (toutes filières confondues) dans le Loiret et promouvoir des systèmes polyculture-élevage viables.

La fin d’année sera consacrée à des rencontres avec les différents acteurs de la filière avicole afin d’acter l’engagement de chacun et démarrer des actions dès janvier 2021.

Lors de cette assemblée générale, le président Xavier Morin a émis le souhait de renouveler le partenariat avec la chambre d’Agriculture du Loiret. « Nous sommes un peu trop petits pour communiquer d’une manière départementale. La CA nous apporte des moyens plus conséquents ainsi qu'une véritable place dans le panorama de la filière loirétaine ».

Le président CA45, Jean-Marie Fortin, a confirmé sa volonté de poursuivre ce partenariat : « C’est important de signer à nouveau cette convention. On peut même envisager de partir sur trois années afin d’avoir plus de lisibilité et des projets qui s’inscrivent dans la durée. »



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