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L’agnelage, une histoire d’anticipation et de surveillance

David Boulaie élève 440 brebis de la race Berrichon du Cher, à Millançay.
David Boulaie élève 440 brebis de la race Berrichon du Cher, à Millançay.

Chez David Boulaie à Millançay, l’agnelage est réglé avec précision. Dans son exploitation de cent hectares de culture et prairie, et de 440 brebis principalement de la race Berrichon du Cher, il prépare l’agnelage dès avril. « Chaque mois, entre avril et juillet, je pose des éponges sur un lot d’une cinquantaine de brebis pour regrouper les luttes sur 24h et les naissances sur une dizaine de jours à l’automne. » Avec la pose d’éponge, la prolificité s’élève à 1,8 et l’éleveur comptabilise une dizaine de triplés et un quadruplé dans l’année. Les naissances se poursuivent jusqu’à fin juin.

Grâce à cette méthode, David Boulaie simplifie son travail (gestion des rations, suivi des lots, etc.). En janvier, cent trente brebis ont agnelé pour cent cinquante naissances avec un pic à la fin du mois, d’après le carnet d’agnelage tenu avec minutie : dix agnelages par jour les 28, 29 et 30 janvier.

Tout au long de l’année, cet agriculteur répond ainsi à la demande de son unique client. « J’ai des départs de cinq ou six agneaux toutes les semaines en moyenne, et davantage lors des fêtes de fin d’année et à Pâques. »

À partir de janvier, David Boulaie passe à la lutte naturelle avec une prolificité de 1,3. Toujours par lots, les brebis sont présentées à deux ou trois béliers lors de leurs chaleurs. David Boulaie procède à un tri pour le renouvellement de son troupeau : sur la campagne, une centaine d’agnelles et trois ou quatre béliers sont gardés et le reste est engraissé jusqu’à la finition et part à l’abattoir.

Pour lui, l’agnelage est avant tout un travail de surveillance car, généralement, les brebis n’ont pas besoin de la présence humaine pour mettre bas. Lors des soins (rations et foin) deux fois par jour, l’éleveur observe ses brebis et relève les signes d’un agnelage imminent.

Grâce à cette technique et à sa connaissance de l’animal, David Boulaie n’hésite pas à revenir à la bergerie la nuit pour surveiller les mises bas. Sur une année, l’agriculteur recense seulement une dizaine de morts : « Le but du jeu est d’en sortir le plus possible donc je mets toutes les chances de mon côté. »

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