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L'agriculture polonaise au menu des étudiants de Nermont

Les étudiants de 2e année du BTS Agronomie et productions végétales au LEAP de Nermont sont partis du 7 au 13 avril à la découverte de l'agriculture polonaise.

Karine Ricateau, enseignante en agronomie au LEAP de Nermont de Châteaudun, organise chaque année pour ses étudiants de 2e année du BTS Agronomie et productions végétales (APV) un voyage pédagogique à l'étranger. Cette année, du 7 au 13 avril, tous se sont envolés de l'aéroport de Beauvais pour la Pologne.

Propre et carré

« Tout est toujours très propre, très carré », témoignent les étudiants après avoir visité au cours de leur périple trois exploitations polonaises. La première, tenue par un Français, Cédric Boulan, expatrié depuis 1998 et qui a exporté là-bas la technique du strip-till, cultivait sur 450 hectares blé, orges, colza, pommes de terre et betteraves, avec sensiblement moins de problème de désherbage et un potentiel correct. La deuxième, portée sur deux sites et 200 hectares par un ancien directeur de Bonduelle, Jarek Kluzek, était essentiellement consacrée à la culture de légumes. Quant à la troisième, elle courait sur 1 900 hectares, gérés par trois agriculteurs de la même famille et un salarié.

Au fil de ces visites, les étudiants ont pu constater que les exploitations polonaises disposent des mêmes matériels qu'en France, une modernisation galvanisée par l'entrée du pays au sein de l'Union européenne en 2004. En revanche, l'héritage soviétique fait qu'elles subissent beaucoup de contrôles… Ils témoignent également de l'accueil chaleureux qu'ils ont reçu partout. Ils ont également senti la tension engendrée par le conflit russo-ukrainien et ont répondu à beaucoup de questions de leurs hôtes sur ce sujet et d'autres.

Sur le plan agricole, l'une des visites qui les ont le plus marqués est celle d'un institut technique agricole, l'Ihar, l'équivalent de l'Inrae en plus avancé selon eux. Il dispose d'une impressionnante banque de semences et d'un matériel de pointe. Devançant la future réglementation, il travaille sur les nouvelles technologies génomiques et leur impact potentiel ainsi que sur un nouveau pathogène de la pomme de terre, capable de rester en terre quarante ans et qui pourrait bien arriver jusqu'ici…

Mais ce voyage en Pologne comprenait aussi un important volet culturel. Outre les visites des villes traversées : Poznan, Varsovie ou Cracovie, les étudiants ont découvert l'impressionnante mine de sel de Wieliczka et ses chapelles sculptées et surtout le camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau qui les a fortement marqués avant leur retour.

Voyage autofinancé

« Chaque année, je fais en sorte que tout le monde puisse partir, souligne Karine Ricateau. J'obtiens des financements grâce à un partenariat avec Bayer et d'autres entreprises d'expérimentation. J'arrive à tout organiser et à autofinancer, il n'y a aucune aide pour ça pour les apprentis… ».

Retrouvez le récit et les photos de ce voyage ici.

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