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Gestion/comptabilité
L'AS Centre-Loire tient son assemblée générale

L'association de gestion et de comptabilité AS Centre-Loire a tenu son assemblée générale jeudi 10 mars à Villebarou (Loir-et-Cher). L'occasion pour l'association de faire le bilan de l'activité écoulée lors de sa partie statutaire et de se projeter sur la digitalisation nécessaire.

L'Association de gestion et comptabilité AS Centre-Loire a tenu son assemblée générale jeudi 10 mars à Villebarou (Loir-et-Cher). Devant une salle comble, l'AS a tenu une première partie statutaire, puis une seconde partie prospective sur la transformation digitale.

L'activité en progression

Patrice Chasles, directeur général de la structure, a présenté les comptes annuels et le rapport d'activité. Avec 4,4 millions d'euros de produits, l'AS progresse de 1,04 %. Les charges sont aussi en hausse de 1,78 % et s'élèvent à 4,2 millions d'euros. Les prestations comptables sont en hausse d'1,77 % et celles de conseil de 47,60 %. « C'est remarquable, ce sont essentiellement les prestations juridiques qui sont en hausse, du fait de l'amélioration de la conjoncture ». L'excédent brut d'exploitation de la structure s'élève à 172 000 euros et le résultat net à 170 000 euros. Avec une trésorerie qui couvre huit mois de fonctionnement, la situation « est saine mais il faut rester prudent et la maintenir », pointe-t-il. L'AS Centre-Loire a la volonté de continuer à investir pour faire face aux mutations technologiques.

Gilles Leroux, président de la structure, à la suite de la présentation de l'audit du commissaire aux comptes, a procédé à l'approbation des comptes et des résolutions. Il a salué « l'implication de l'équipe dans la période de pandémie ». Le volume d'activité se maintient, avec un total de 1 427 adhérents au réel et 178 adhérents soumis à l'impôt sur les sociétés. L'AS Centre-Loire travaille en réseau à différentes échelles : Agriconseil Centre-Val de Loire pour le conseil juridique et la paie, mutualisation avec le GIE Entr'AS pour uniformiser et sécuriser les méthodes comptables et fiscales, des groupes techniques, des références économiques.

Déploiement d'une nouvelle offre de services

La digitalisation était au cœur de cette assemblée. Julien Montigny, chargé du développement des adhésions, a présenté les nouveaux services proposés par l'AS. « Nous accompagnons les adhérents vers le digital avec nos différents produits qui sont disponibles et qui vont être intégrés dans les offres de l'AS Centre-Loire. C'est l'anticipation de la vague de digitalisation », souligne le conseiller. Sylvie Moinard, collaboratrice à l'AS, a présenté un exemple concret avec l'interface Isafact (facturation) déjà en place dans le groupe.

Patrice Chasles a quant à lui détaillé la nouvelle charte graphique et le nouveau logo de l'AS. Ils s'inscrivent dans une modernisation plus large du site Internet qui sera une interface entre l'AS, les clients, les prospects. Gilles Leroux a rappelé que les adhérents sont « très attachés à la comptabilité à domicile ».

L'assemblée s'est poursuivie avec l'intervention d'Aurélien Lemouton sur la transformation digitale (lire ci-dessous). Après une écoute attentive, les participants ont pu se retrouver autour d'un moment convivial, apprécié après deux années de restrictions sanitaires.

 

La transformation digitale de la facturation décryptée

 
Aurélien Lemouton est intervenu sur la transformation digitale.
Aurélien Lemouton est intervenu sur la transformation digitale.
© A.L. - Horizons
Aurélien Lemouton (notre photo) est responsable stratégie et développement à AS Entreprises à Reims (Marne). Il est intervenu lors de l'assemblée générale de l'AS Centre-Loire sur le thème Transformation digitale et facture électronique, les impacts pour l'exploitant.
Depuis 2020, la facturation électronique à destination des collectivités se fait via le portail Chorus-pro. D'ici le 1er juillet 2024, toutes les entreprises devront recevoir les factures électroniques et les grandes entreprises auront l'obligation d'en émettre. Puis au 1er janvier 2026, toutes les entreprises devront émettre des factures électroniques.
La facture envoyée par mail n'est pas une facture électronique. Cette dernière est un flux d'informations qui va contenir notamment les données de la facture. Différentes plateformes homologuées par l'État vont se mettre en place. Chaque entreprise choisira sa plateforme. Concrètement, une entreprise A devra faire transiter sa facture électronique vers la plateforme de l'entreprise B. Pour les factures à destination des particuliers, il faudra faire au minimum un reporting des ventes via un logiciel de caisse. Au moment de l'envoi de la facture vers la plateforme, l'extraction des données sera faite pour la DGFIP (Direction générale des Finances publiques). Un détail d'importance : il faudra impérativement commenter le statut de la facture : acceptée, refusée, payée, encaissée… Face à ces bouleversements, le réseau AS travaille déjà pour réussir cette transition numérique et accompagner ses adhérents. Ces changements impliquent à terme une digitalisation de l'administration et de la comptabilité de l'entreprise.
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