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Élevage
L’aviculture, opportunité de développement

Le 18 novembre dernier, la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher a consacré une conférence en ligne à l’aviculture. Enjeux techniques et témoignages d’opérateurs ont alimenté la présentation de cette filière porteuse.

« Éleveur avicole, pourquoi pas moi ? » La question a été le thème d’une conférence en ligne le 18 novembre. Celle-ci était organisée par la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher dans le cadre des Rendez-vous de l’agriculture.

Philippe Debarre, conseiller, a ouvert les travaux : « De 2000 à 2010, la production française a diminué. Entre 2010 et 2015, elle a été stable. Depuis cinq ans, elle augmente ». Le dynamisme de la demande et la stratégie de reconquête du marché national par les opérateurs économiques expliquent cette reprise.

La volaille de chair standard représente près de 70 % du marché. La densité des bâtiments est de 22 poulets au m2. Les rotations sont de 7,5 lots par an en poulets et de 2,5 lots par an en dindes.

« Les animaux sont en claustration », a indiqué le technicien de la Chambre. La taille des bâtiments varie de 1 300 m2 à 2 000 m2. Pour les constructions neuves, en l’absence de souci de fonctionnement, l’excédent brut d’exploitation moyen s’élève à 30 euros/m2.

Construire un bâtiment nécessite un investissement de 300 euros/m2. Notons que ce prix ne comprend ni le foncier ni les éléments connexes (stockage, télescopique, etc.).

Philippe Debarre a délivré ce conseil aux porteurs de projets : « Rencontrez des éleveurs qui produisent des volailles de chair standard afin de vous faire une idée de ce segment de marché. D’autre part, il est important d’investir sur une structure n’ayant aucun problème financier. Développer une production de volaille de chair n’a pas vocation à rééquilibrer une exploitation mais à la diversifier ».

Plusieurs contraintes sont à prendre en compte car « les exigences sociétales s’accroissent », a ajouté le technicien.

La lumière naturelle est intégrée dans tous les projets. Citons également les jardins d’hiver, extensions de bâtiments afin que les animaux aient plus d’espace. Ne pas oublier les ouvertures et les surfaces autour des bâtiments.

« Si, un jour, les animaux sortent, même en volaille de chair standard, il faut le prévoir en amont », a expliqué l’intervenant. Quant au financement, il existe des aides publiques et privées.

Les premières s’inscrivent dans le cadre du Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles. Et les secondes sont accordées par les opérateurs.

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